Doctrines: LA PRIERE

Lorsque, de par la grâce du Tout-Puissant, apparait dans un foyer musulman un nouveau-né, il est de coutume de lui susurrer à l’oreille droite, l’appel à la prière canonique (adhan), et à l’oreille gauche l’invitation à son accomplissement (iqama).

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Bien que ne prenant aucune part active dans ce rituel, l’entrée du nouveau-né dans la vie en ce bas monde est ainsi inscrite dans la symbolique de l’un des piliers de l’islam, qu’est la prière. Cette invitation à accomplir la Salat connaitra son exécution le jour où cet être humain quittera ce monde. Il lui sera alors consacré un cérémonial de prière auquel il ne prendra non plus aucune part active. Pour le théologien, l’intervalle entre ces deux temps forts, que l’humain espère les plus éloignés possible, l’un de l’autre, marquant son existence terrestre, se doit d’être irrigué par le rite de la prière, accompli en toute conscience. Cette obligation lui est en effet prescrite, selon les lois de l’islam, de l’âge de raison à son souffle ultime : « Et cherchez secours dans l’endurance et la Salat : certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles. » (2:45)

En évoquant la place de ce pilier de la dernière religion révélée, les oulémas le situent juste après le credo de l’attestation de foi, dont il confirme l’ancrage dans le cœur du croyant. Il est dit à ce propos dans le Livre saint de l’islam : «… la prière -Salat- demeure pour les croyants, une prescription à des temps déterminés.» (4 :103) Un théologien notera dans cet esprit que : « le Tout-Puissant connaissait l’existence de ta faiblesse intérieure. C’est pourquoi Il a fait en sorte que le nombre des prières rituelles soit restreint. Et il connaissait le besoin que tu as de sa grâce. Aussi en a-t-il multiplié les résultats fructueux. » Canonique ou surérogatoire,  la prière, en ses différentes dimensions, fait ainsi l’objet de constants rappels dans les communautés musulmanes.

C’est en cela qu’il est rapporté notamment cette parabole échangée entre le Messager (PSL) et certains de ses Compagnons : « si un fleuve se situait juste devant la porte de l’un d’entre vous, et qu’il s’y baigne cinq fois par jour, pourrait-il porter une saleté ? – « Non, assurément, il ne resterait aucune saleté sur lui », répliquèrent ses Compagnons. « C’est exactement ce que font les cinq prières, car grâce à elles, Allah efface les péchés », résumera-t-il. « Et il nous a été commandé de nous soumettre au Seigneur de l’Univers, et d’accomplir la Salat et de Le craindre. C’est vers Lui que vous serez rassemblés”, est-il dit entre autres. (6-72)    

En raison des grâces que les fideles en escomptent, la pratique de ce rite est maximisée dans les communautés musulmanes durant le mois béni de Ramadan, particulièrement pendant sa dernière décade qui, selon les théologiens, recèle une nuit meilleure que “mille mois”.

« Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la Salat. En vérité la Salat préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel d’Allah est certes ce qu’il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites. » (29:45)

A. K. CISSE

Source : L’Essor

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