Violation des droits humains : la CNDH juge la situation « très préoccupante »

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) déplore l’augmentation des cas de violations des droits humains. Elle a présenté ce jeudi 12 août son rapport annuel. C’est un document de 81 pages relatant les cas d’abus, d’arrestations arbitraires, de détentions illégales et d’enlèvement. La CNDH juge la situation « très préoccupante ».

 

« La situation d’assignation à résidence de l’ancien président de la transition et de son Premier ministre n’est rien d’autre qu’une détention arbitraire ». Ce sont les mots du président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme. Il sollicite la libération de tous les détenus, suite au « coup de force » du 24 mai 2021 ». « Lors de la présentation du rapport devant le CNT, nous avons demandé au président du CNT de s’impliquer pour emmener l’État à mettre un terme à cette détention arbitraire », précise Aguibou Bouaré. Il rappelle que « toutes les organisations de défense des droits de l’Homme du Mali, du monde entier, ont sollicité la fin de ces mesures attentatoires à la dignité humaine ».

La CNDH a aussi qualifié « d’abus de langage » les propos du Premier ministre Choguel Kokkala Maiga sur la question de l’esclavage. Celui-ci avait déclaré que « l’esclavage est un sujet sensible pour la transition ». Aguibou Bouaré estime qu’« il ne peut pas y avoir de hiérarchie entre les droits de lHhomme ». « On ne peut pas dire tel droit de l’Homme est prioritaire, tel ne l’est pas », poursuit-il. Le président de la CNDH souligne aussi qu’« il n’y a pas une période pour le respect du droit de l’Homme ». Les propos du Premier ministre sont « un abus de langage », regrette-t-il. « C’est pour cette raison qu’on a fait un courrier pour lui dire que l’esclavage constitue un sujet de préoccupation et que les droits de l’Homme doivent être respectés en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance », déclare-t-il.

Dans ce rapport, la CNDH a aussi mentionné des atteintes aux droits à la santé en se référant à la Covid-19, à la liberté de la presse, entre autres. Elle a aussi fait des recommandations à l’endroit de l’État malien.

Source : STUDIO TAMANI

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