URD : Le tribunal de la commune V tranche en faveur de Gouagnon Coulibaly

L’Union pour la République et la Démocratie (URD) se trouve, de nos jours, scindée entre le camp du Pr. Salikou Sanogo, président par intérim et celui de Gouagnon Coulibaly, candidat au poste de la présidence du parti. Sur la question, la sentence récemment rendue par le tribunal de grande instance de la commune V de Bamako donne raison au camp Gouagnon Coulibaly.

Sur la base d’une décision, la juridiction territorialement compétente s’est prononcée sur le différend opposant les deux camps. Le tribunal statuant en premier ressort et par jugement contradictoire dit rejeter les fins de non-recevoir opposées par Monsieur Salikou Sanogo. Par conséquent, le tribunal de grande instance de la commune V de Bamako déclare, suite à son délibéré du 4 avril 2022, l’action de Monsieur Gouagnon Coulibaly recevable. La justice juge bien fondées les demandes du sieur Coulibaly. Sur des bases légales, le tribunal a confirmé l’élection du sieur Gouagnon Coulibaly comme président à la tête du parti URD. « Le tribunal confirme l’élection de Monsieur Gouagnon Coulibaly en qualité de Président du parti politique URD, à l’issue du congrès extraordinaire du 16 janvier 2022 », indique-t-on dans le document du verdict. Par ce fait, le tribunal enjoint le président par intérim, en l’occurrence le Pr. Salikou Sanogo à procéder à la passation de service au sieur Coulibaly. « Le tribunal ordonne à Monsieur Saliko Sanogo, précédemment président par intérim du parti, de procéder à la passation de service à la présidence du parti, dès le 3ème jour de la notification de ce jugement, sous astreinte de 500.000F par jour de retard ».Aussi, le tribunal invite Gouagnon Coulibaly à accéder au siège du parti. Puis de déclarer nulle la décision N°002-2022 BEN-URD du 5 février 2022 portant exclusion et suspension de cadres de l’URD. Mettant les dépens à la charge de Salikou, le tribunal dit ordonner l’exécution provisoire du présent jugement. Suite à cette sentence, le camp Salikou a interjeté la décision en saisissant la cour d’appel de Bamako. Ce qui veut dire que la bataille judiciaire ne fait que commencer entre les deux camps dont l’un n’est pas prêt à céder le poste de présidence à l’autre.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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