UJDDHM : La tête du ministre de la Justice mise à prix

Pour injures au président de la République et au Premier ministre, l’Union des journalistes pour la défense des droits des hommes de média et la société civile (UJDDHM) porte plainte contre le ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaël Konaté, et demande son éjection du gouvernement.

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 L’UJDDHM a organisé samedi dernier une marche pacifique pour dénoncer les atteintes portées à la presse et à la liberté d’expression par le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Aux termes de sa marche, elle a promis de porter plainte contre Ismaël Konaté pour injures au président de la République et au Premier ministre.

De la place de la liberté au monument de l’Indépendance, des centaines de manifestants, venus de tout Bamako, ont marché pour exiger la libération du chroniqueur Ras Bath et demandé la démission du garde des Sceaux. Selon les organisateurs de la marche, la procédure contre Ras Bath est une entorse à la Déclaration universelle des droits de l’Homme et la Constitution du Mali.

“La liberté d’opinion et d’expression, garantie par la Déclaration universelle des droits de l’Homme, consacrée dans la Constitution de la République du Mali, qui est l’un des fondements de la démocratie, se trouve gravement et abusivement poignardée par le garde des Sceaux dans la procédure judiciaire engagée contre Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath”, a regretté Abdoul Niang, journaliste.

L’injustice dont est victime Ras Bath serait, à en croire les manifestants, liée au dossier de l’Assistance aéroportuaire du Mali (Asam) de Tiéman Hubert Coulibaly et de son père Moussa Balla, dénoncés par le journaliste. Pour Abdoul Niang, le dossier contre le chroniqueur manquait de fond. “C’est pourquoi, le ministre Konaté se rabat sur le contrôle judiciaire interdisant les émissions ‘symboles de la vérité’”.

Pour l’UJDDHM, Me Konaté n’est pas l’homme de la situation pour restaurer la justice au Mali. “La vision du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita d’une justice saine, une justice qui fait face à la corruption ne peut pas être concrétisée par un ministre affairiste, populiste, corrompu, un ministre de l’Injustice, un ministre Défenseur des droits indéfendables”.

Elle dit ne pas comprendre le silence du chef de l’Etat sur les écarts de conduite du ministre.  “IBK est un démocrate, il doit prendre des dispositions. C’est lui qui a été élu, les autres ont été désignés. Il faudrait bien qu’il fasse attention”, a ajouté Boubacar Drabo, directeur de publication de Zénith Balé.

Youssouf Coulibaly et Zié Mamadou Koné

Source :l’indicateur du renouveau
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