Transition au Mali : Fin de concertations sur fond de divergences

Les concertations nationales sur la Transition ont pris fin le 12 septembre au Centre international de conférence de Bamako sur fond de divergences entre les participants. 

 

Le Président du Comité national pour le salut du peuple – CNSP – Colonel Assimi Goïta, a présidé, le 12 septembre 2020, au Centre international de conférence de Bamako, la cérémonie de clôture des concertations nationales sur l’organisation de la Transition. Plus de 500 délégués représentantles forces vives de la nation ont pris à ces journées.

Selon la maire de la Commune III du District de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo, ces concertations étaient nécessaires pour poser les jalons d’un nouveau Mali. Les grandes lignes du rapport général ont été lues par le rapporteur général Moussa Camara.

La feuille de route de la Transition comporte six axes majeurs à savoir défense-sécurité ; promotion de la bonne gouvernance ; refondation du système éducatif ; adoption d’un Pacte de stabilité sociale ; les réformes institutionnelles et les élections générales.

La charte de la Transition prévoit trois organes : la Présidence, le gouvernement et le Conseil national de transition. Le Président de transition sera secondé par un vice-président et les deux seront désignés par un collège mis en place par le CNSP.

La charte prévoit des conditions à remplir pour être président de transition. Il faut être  d’origine malienne, civil ou militaire, âgé compris entre 35 à 70 ans au plus, être intègre et exempt de toute condamnation pénale. Le vice-président va assurer l’intérim du président en cas d’empêchement ou de vacances. Il va s’occuper des questions de défense, de sécurité et de la Refondation de l’Etat.

Aussi, la rencontre a également convenu de la mise en place d’un gouvernement de Transition de 25 membres au plus et d’un organe législatif dénommé «Conseil  National de Transition» de 121 membres, composé de représentants des Forces armées et de sécurité, M5-RFP, partis et regroupements politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales, confessions religieuses, chambre professionnelle, les groupes armés signataires, les Maliens de l’extérieur, les groupements de jeunes et de femmes, et les personnes vivant avec handicap. La durée de la Transition est fixée à 18 mois. Selon Moussa Camara, la feuille et la charte ont été adoptées par acclamation par les participants. Or, des voix se sont élevées pour dénoncer l’absence de plénière pouvant permettre aux participants d’amender les deux documents.

Le Président du CNSP a Colonel Assimi Goïta a rassuré qu’il ne ménagera aucun effort pour la mise en œuvre des recommandations issues de ces journées.

Alpha Sidiki Sangaré

Source : Le Challenger

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