Train de vie de l’état sous Moussa Mara : 1,150 milliard économisé, rien que sur le téléphone et l’eau

C’est du moins ce qui ressort du document de synthèse du bilan de la gestion de l’ancien Premier ministre, de son  élection à la tête de la mairie de la Commune IV à sa démission de la Primature, en passant par son règne éphémère au ministère de l’Urbanisme et de la Politique de la ville.

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Moussa Mara a au moins le mérite d’être l’un des rares hommes politiques de notre pays qui s’essayent à un tel exercice. En effet, après qu’il eut publié son patrimoine quelques mois après avoir quitté le gouvernement, l’ancien Premier ministre fait un bilan non exhaustif de sa gestion communale ainsi que son passage dans les deux premiers gouvernements d’Ibrahim Boubacar Keïta.

15 procès dont 12 de gagnés contre la mairie du District

Maire de la Commune IV de 2009 jusqu’à sa nomination au gouvernement Oumar Tatam Ly en 2013, Moussa Mara note plusieurs infrastructures réalisées sous son règne. Au nombre de celles-ci, il retient le pavage et l’aménagement de voies et de collecteurs à Lafiabougou et Djicoroni pour 3 milliards de FCFA, la réalisation de la Maison des jeunes de la Commune pour 48 millions, la réalisation des caniveaux à Djicoroni et Lafiabougou pour un montant cumulé de 70 millions, la mise en œuvre du projet ACI 2000, visant à raccorder la zone ACI aux autres quartiers de la commune pour un coût de 1,5 milliard FCFA, ainsi que la réalisation du dispensaire et de la maternité de Kalabambougou pour 31 millions, entre autres.

Sur les plans humanitaire et foncier, la mairie, sous sa conduite, a apporté son appui aux réfugiés de la crise de 2012 pour environ 40 millions et à travers le don de 2 véhicules de type pick-up 4×4. S’y ajoutent la régularisation foncière des personnes démunies dans tous les quartiers de la commune, majoritairement à Kalabambougou, et la mise à disposition d’un espace de 40 hectares qui seraient en cours de bornage pour dédommager les personnes victimes de spéculation foncière. Aussi, a-t-elle intenté, pour la protection des espaces publics de la commune, au total 15 procès contre la mairie du District de Bamako dont 12 gagnés à ce jour.

Concernant le ministère de l’Urbanisme et de la Politique de la ville que l’ancien maire de commune IV a quitté en avril 2014 pour la Primature, le document de synthèse note notamment l’adoption de la politique nationale de la ville et l’élaboration du programme de développement des villes, outil opérationnel de ladite politique. Mieux, un programme d’amélioration du cadre de vie des quartiers défavorisés des six communes de Bamako a été élaboré et mis en œuvre pour près de 800 millions. Outre la relecture d’un certain nombre de textes, les villes de Ségou et de Sikasso ont été dotées de profils urbains et de plans d’urbanisme sectoriels, entre autres.

Une moyenne de 11 audiences publiques par jour accordées aux citoyens

Pour les neuf mois qu’il a passés à la Primature, soit d’avril 2013 à janvier 2014, le président du parti Yèlèma se souvient surtout de l’échec de la motion de censure déposée par les partis de l’opposition parlementaires, la signature d’un engagement d’éthique et de responsabilité des membres du gouvernement et la mise en place de contrats de performance des ministres. Par ailleurs, la réduction du train de vie de l’Etat a permis, si l’on en croit le document, l’économie de près de 1 milliard par an pour le téléphone et 150 millions pour l’eau. Comme pour dire que Moussa Mara fut un Premier ministre à l’écoute de ses compatriotes, ce dernier aurait accordé des audiences à plus de 3000 citoyens. Ce qui fait une moyenne de 333 audiences par mois et plus de 11 par jour.

Parlant du panier de la ménagère, le document de synthèse retient la stabilisation des prix des produits de première nécessité par rapport à l’année 2013, alors que 655 commerçants détaillants ont bénéficié d’un concours global d’environ 400 millions de FCFA et 625 autres recasés. Dans le classement de Doing Business, le Mali a occupé le 1er rang sur 8 pays de l’espace Uemoa.

Sur un tout autre plan, Moussa Mara note que son gouvernement  a augmenté la production d’eau potable à 36 300m3 /jour, soit la couverture des besoins supplémentaires de plus de 700 000 personnes. Mieux, environ 49 000 mètres linéaires de réseaux d’eau ont été posés à Bamako, Kati, Bandiagara et Tombouctou et près de 10 000 points d’eau modernes réalisés dans le cadre du Plan national d’accès à l’eau potable 2004-2015. Sans compter les infrastructures énergétiques, y compris dans les régions Nord du pays.

Bakary SOGODOGO

source : Le Prétoire

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