Tour de Table : Partialité injuste

Elu président de l’Assemblée nationale à la surprise générale des Maliens, l’honorable Issaka Sidibé n’a jamais cessé de faire parler de lui.

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De sa façon de diriger les débats à l’Hémicycle en pensant par son audace de laisser apparaître  ses sentiments d’appartenance à un parti via le laisser-aller pour certains. Jeudi dernier, sans tenir compte de son acte antidémocratique, le président de l’Assemblée nationale a mis fin aux débats sur les engrais frelatés, sur l’insécurité et l’accès aux pièces d’identité qui préoccupent le peuple malien dans son ensemble. Sans une grande capacité d’écoute lors des interventions, le titulaire du perchoir qui a expliqué de n’avoir pas entendu le mot ‘’agitateur’’ prononcé par le ministre Sada, a demandé à son collègue député, Oumar Mariko de retirer le même mot utilisé auparavant par le ministre Sada. Ça, c’est de la partialité injuste. En tout cas, à travers ses agissements peut orthodoxes et parfois critiqués par ses collègues députés, le président de l’Assemblée nationale est en train de donner une mauvaise image à l’institution.

La tricherie policière

Le trafic routier est parfois embêtant non pas souvent à cause de l’état de nos routes ou encore moins de la vétusté des véhicules de transports, mais plutôt de la tracasserie policière. Des fois, les passagers sont soumis à des actes ignobles de la part des agents de contrôle sur nos routes surtout, ceux en situation irrégulière. Ceux-ci sont obligés de mettre la main à la poche à chaque poste de contrôle. Où va cet argent, personne ne le sait sauf les agents tricheurs. En effet, les policiers de  l’axe Kayes-Diboli sont très spécialisés dans la tricherie de l’Etat. Quand ils arrêtent le véhicule transportant les passagers au poste pour les besoins de contrôle, les passagers maliens qui n’ont pas de carte d’identité nationale payent 2000 F CFA et ceux qui en ont et dont la date de validité est dépassée payent 1000 F CFA. Il suffit de demander le reçu, la réponse est toute simple, pas de reçu ou le reçu est fini. Maintenant, pour satisfaire la demande des passagers qui exigent le reçu, les policiers ont trouvé un moyen. Ils interposent un petit carton qui échappe souvent à la vigilance des demandeurs entre le reçu et la souche. Donc le reçu donné au passager n’est pas reproduit sur la souche. Ce qui fait que l’argent qui devrait aller à la caisse de l’Etat est automatiquement détourné.

Sa vie loin des projecteurs

Dioncounda Traoré vient de tourner une nouvelle page de sa longue carrière politique nationale. Peut-être même la dernière. Le 25 mai dernier, après quinze années à la tête de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj), Dioncounda Traoré, 72 ans, a quitté la présidence du comité exécutif du « parti de l’abeille ». Un moment forcément émouvant pour celui qui fut, en 1990, l’un des fondateurs de la principale formation politique malienne de ces deux dernières décennies, avec laquelle il a gravi tous les échelons : député, différents postes de ministre, président de l’Assemblée nationale et enfin président par intérim d’avril 2012 à septembre 2013.

Pas question pour autant de totalement couper les liens avec son parti. Dioncounda Traoré est encore secrétaire général de la section Adema-Pasj de Nara, où il continue de se rendre tous les deux mois. Mais ses activités partisanes ne remplissent qu’une partie de l’agenda chargé de cet actif retraité depuis qu’il a transmis le pouvoir à Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), en septembre 2013. Jouissant du statut d’ancien chef de l’État, l’homme à la célèbre écharpe blanche bénéficie à ce titre d’un cabinet permanent de plusieurs personnes (un directeur de cabinet, des chargés de mission, une assistante, un aide de camp, du personnel de sécurité…) et d’un bureau à l’ACI 2000. Il y reçoit quotidiennement des personnalités politiques, des figures de la société civile, mais aussi des artistes et des sportifs.

Les modalités de mise en œuvre de l’accord d’Alger se précisent

Depuis la signature des accords de paix et de réconciliation d’Alger sur le nord du Mali, c’est la deuxième réunion du comité de suivi qui se tient. Le climat est plus studieux que lors de la première et bientôt on devrait avoir un chronogramme précis de l’application des accords d’Alger.

Contrairement à la première réunion du Comité de suivi des accords d’Alger, la deuxième a été plutôt positive. Du moins à en croire les participants. A l’interne, que ce soit au sein des mouvements armés pro-gouvernementaux regroupés au sein d’une plateforme ou au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui regroupe les rebelles, le problème de la désignation des représentants de chaque groupe pour siéger au sein du comité de suivi est en voie de règlement.

Ensuite, toutes les parties mettent balle à terre pour faire face à l’urgence sur le terrain. «En toute fraternité nous avons discuté et nous avons convenu de mettre en place des mesures de sécurité et en même temps faire face à l’urgence humanitaire qui sévit en ce moment au nord du Mali», rapporte Maître Harouna Touré, porte-parole de la plateforme.

Les grandes foulées de Nantenin Kéita pour la reconnaissance des albinos

Nantenin Kéita est tout à la fois. Une athlète de haut niveau, la fille d’un grand musicien et l’ambassadrice des droits des albinos africains. Qui dit mieux ? Elle même. Car Nantenin Kéita, 31 ans, fait mille choses de plus, avec une modestie déconcertante.

Pour commencer, elle ne s’est pas endormie sur les lauriers du nom de son père, artiste malien de renommée internationale, lauréat des Victoires de la musique en 2010, ambassadeur pour la paix de l’Union africaine : «Pour moi ce n’est pas Salif Kéita. C’est mon père». Elle avoue tout de même : «Etre sa fille m’aide et m’aidera tout au long de ma vie…»

Nantenin Kéita a un métier, les ressources humaines, et une passion, l’athlétisme. Aux championnats du monde paralympiques de 2006, à Assen, aux Pays-Bas, elle rafle l’or sur 200 mètres et 400 mètres. Puis, c’est une médaille d’argent aux 200 mètres lors des Jeux de Pékin en 2008 et aux 100 mètres à Londres, en 2012. Elle participera aux Jeux de Rio l’an prochain.

Qui est Amadou Koufa, ce prêcheur radical qui inquiète?

Il vient d’appeler à s’attaquer à la France. Amadou Koufa, prêcheur radical originaire de la région de Mopti, fait beaucoup parler de lui depuis un moment. Ses fidèles ont participé aux dernières attaques survenues au centre du Mali, et plus récemment au sud, vers la frontière ivoirienne. Qui est cet homme considéré comme dangereux par les services de sécurité du Mali et qui joue à l’invisible ?

Koufa est le nom de son village situé dans la région de Mopti. C’est un prêcheur radical qui prône la charia dans des discours enflammés en peul. Et pour plusieurs sources, il est d’abord au centre et au sud le principal allié de Iyad Ag Ghali, chef du groupe islamiste Ansar Dine allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique. Mamoud Dialla est un sociologue malien. Il a effectué des recherches pointues sur le sujet. «Ils ont étudié ensemble et se sont fréquentés après. Et quand l’histoire du jihadisme a commencé au Nord, ils ont renoué le contact», explique-t-il.

La menace djihadiste s’étend

Deux semaines après la signature de l’accord de paix au Mali, la situation sécuritaire reste dégradée dans ce pays du Sahel. Pire, pour la première fois depuis le début de la crise malienne, en janvier 2012, l’un des groupes djihadistes maliens, Ansar Dine, menace directement la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Deux nouvelles attaques ont eu lieu samedi 27 et dimanche 28 juin. À Nara (au centre) d’abord, Ansar Dine a attaqué un camp militaire tuant trois soldats. Puis à Fakola (à la frontière ivoirienne), il a saccagé des bâtiments administratifs et de sécurité. Opérant loin de sa base du nord du Mali, Ansar a menacé d’attaquer la Côte d’Ivoire et la Mauritanie, «des pays qui travaillent avec les ennemis de l’islam», a-t-il justifié. Mercredi 10 juin, c’est la ville de Misséni, près des frontières ivoirienne et burkinabé, qui avait été attaquée par des islamistes, causant la mort d’un militaire.

«Les terroristes visent à saboter le processus de paix»

Aqmi a revendiqué dans une déclaration reçue à Alakhbar la mort de sept soldats de la Minusma tombés dans une embuscade sur l’axe Goundam-Tombouctou. Le gouvernement qui a qualifié l’attaque de «terroriste et barbare» a évoqué quant à lui un bilan de six soldats burkinabés tués et cinq autres blessés. Selon le gouvernement, «ces actes terroristes n’entament en rien sa détermination à honorer tous ses engagements souscrits dans l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali.» Le gouvernement  a également réaffirmé «sa ferme détermination à tout mettre en œuvre, en relation avec ses partenaires, en vue de retrouver les auteurs de cette action terroriste et de les traduire en justice».

Ménaka attend impatiemment le retour de l’administration

«La population attend avec impatience le retour de l’administration, la réhabilitation des bâtiments publics, bref la mise en œuvre de l’accord de paix», indique Yattara, un habitant de la ville.

«Ménaka est devenue une priorité maintenant» poursuit cet habitant, avant d’ajouter que « tout le monde est dans la dynamique de la paix, il y a une association de jeunes qui est en train de sensibiliser la population».

L’une des préoccupations majeures de la population est le manque d’électricité et surtout d’eau potable, «une situation qui perdure depuis quelques années», relate un témoin.

Selon la MINUSMA, un système de pompage devrait être bientôt opérationnel et raccordé au réseau pour permettre la distribution d’eau.

Redonner une identité aux enfants des régions du Nord

Au Mali, un millier d’enfants du nord ont enfin pu obtenir un acte de naissance. Ils en avaient été privés pendant l’occupation du nord du Mali par des jihadistes et des groupes armés. A l’époque, il n’y avait plus d’administration ni d’état civil. Une opération baptisée «Identité pour des enfants nés pendant l’occupation du nord du Mali» a donc été lancée pour y remédier.

Environ un millier d’enfants, nés pendant l’occupation totale du nord par les jihadistes et les groupes armés, ont déjà pu obtenir un acte de naissance grâce à l’initiative en cours. Un document indispensable, juge la représentante de l’Association malienne pour la défense des droits de la femme (APDF) à Gao : «C’est un droit fondamental de l’enfant d’avoir un acte de naissance, une identité. Parce qu’un enfant qui n’a pas d’acte de naissance, voyez vous-même quand il va grandir, comment est-ce que ça va aller ?»

Un nouveau «coup dur»

Un responsable d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Malien Ali Ag Wadoussène, a été tué dimanche au Mali lors d’une opération des forces spéciales françaises, a annoncé mardi l’armée française, se félicitant d’un nouveau «coup dur» porté «aux groupes armés terroristes au Sahel». L’opération, au cours de laquelle deux militaires français ont été blessés, s’est déroulée en fin d’après-midi dans la région de Kidal.

«Au cours des combats, deux terroristes ont été capturés et un troisième, Ali Ag Wadoussène, a été tué», indique un communiqué du porte-parole de l’état-major des armées françaises, le colonel Gilles Jaron, en précisant qu’il s’agissait «d’un des responsables opérationnels d’Aqmi dans la zone». Cette opération «déstabilise la chaîne de commandement d’une Katiba [brigade, NDLR] d’Aqmi» et «porte à nouveau un coup dur aux groupes armés terroristes au Sahel», ajoute le communiqué.

 Source: Le Débat
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