Terrorisme dans le Sahel : Ce qui divise le Mali et la Mauritanie

Officiellement, Nouakchott n’a pas apprécié le silence qu’a observé le pouvoir malien face à l’incarcération en masse de jihadistes d’origine malienne. C’est ce qui a motivé la libération de tous les éléments terroristes.

ibk president malien Mohamed Ould Abdel president mauritanien

Selon un officiel mauritanien avec qui nous nous sommes entretenus, de nos jours, aucun terroriste d’origine malienne ne se retrouve en détention dans une prison de son pays. Cette information fait suite à plusieurs rumeurs faisant état de la présence massive des terroristes et jihadistes ayant fuient les bombardements français.

Si dans un passé récent, de nombreux jihadistes étaient détenus en Mauritanie dont le plus connu  pour avoir été un moment le porte-parole d’Aqmi dans la ville de Tombouctou, est SandaOuldBoumama, depuis quelques mois maintenant Nouakchott a libéré tous les présumés jihadistes.

Nos sources révèlent que cette décision unilatérale des autorités mauritaniennes est motivée par le peu d’engagement de la partie malienne. Depuis l’éclatement de la crise dans le Nord, Bamako n’a jamais écrit officiellement à la Mauritanie sur le traitement d’un quelconque cas de terroristes arrêtés. Alors qu’en la matière, c’est le Mali qui devait motiver l’arrestation ou la poursuite des jihadistes coupables d’actes terroristes durant l’occupation.

Ainsi, il nous est revenu que les jihadistes qui étaient jusque-là en détention en Mauritanie sont rendus par le biais des forces de sécurité mauritaniennes dans la cadre de lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

Cependant, ce qui fâche la Mauritanie, c’est bien l’attitude silencieuse des autorités maliennes sur une question qui devait être traitées dans le cadre de la coopération bilatérale. Impatiente, la Mauritanie a jugé  nécessaire de libérer de façon unilatérale tout terroriste arrêté en provenance du Mali.

En attendant, ni le judiciaire, encore moins l’exécutif au Mali ne semble préoccupé par la question. Et les cris du cœur des organisations de droit de l’Homme demeurent toujours sans réponse.

Alpha Mahamane Cissé

Source: L’Indicateur du Renouveau

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