Tentative de connexion avec le pouvoir malien : Les portes d’IBK fermées à Apollinaire depuis la campagne

Incapable d’exploiter la 3ème  licence de la téléphonie globale qui lui a été attribuée en violation de tous les textes régissant le secteur des télécommunications au Mali par les autorités de la transition, Apollinaire Compaoré cherche la bénédiction du Président malien. Mais depuis la fin de la campagne présidentielle, IBK refuse de lui ouvrir ses portes.

 

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Dans le monde des affaires, il se raconte qu’on ne doit jamais traiter avec le Burkinabé Apollinaire Compaoré, l’adjudicataire de la 3ème licence de téléphonie globale au Mali. Car  sa spécialité serait les coups bas et la nuisance à son partenaire. Pour rappel, la 3ème licence a été précédemment attribuée  au Groupecomprenant le Malien Cessé Koné et le  Burkinabé Apollinaire Compaoré. Avec sa capacité de nuisance, Compaoré a tout fait pour bloquer la conclusion du contrat. Entre temps, leur groupement a été disqualifié et la licence provisoire a été annulée. En complicité avec les autorités de la transition, Apollinaire Compaoré, membre du groupement défaillant, a réussi à écarter Cessé Komé.  Sans appel d’offres permettant d’offrir une chance égale à tous les opérateurs, le gouvernement transitoire a irrégulièrement  réattribué la 3ème licence par entente directe  au Burkinabè Compaoré à 55,1
milliards FCFA.  La veille de la signature du contrat, Compaoré a été aperçu à l’Hôtel Kempinski, accompagné des enfants du Président Dioncounda Traoré et du Premier ministre Diango Cissoko. Après un premier versement de 33 milliards de FCFA, Apollinaire Compaoré s’est révélé incapable de verser le reliquat représentant plus de 22 milliards de FCFA au délai du 13 mai qui lui a été fixé par les autorités maliennes. Ne se sentant à l’aise que dans le micmac, il a réussi à arracher un délai de grâce de 6 mois pour payer le reliquat. Le dernier jour de ce délai, les rumeurs ont fait état du paiement du dû à l’Etat malien.  Il a été aidé en cela par les autorités civiles et militaires de la transition qui l’accueillaient à l’aéroport sur le tarmac et l’escortaient jusqu’à sa résidence. Des militaires prenaient également la garde devant sa résidence, explique un connaisseur du dossier.  Pendant la
campagne présidentielle, sentant l’élection d’IBK au pouvoir, Apollinaire Compaoré aurait effectué une visite secrète au Mali avec une mallette à offrir au candidat favori. Là encore, il avait bénéficié de l’aide d’un responsable de l’Amrtp.  Ne voulant pas s’associer à  un homme qui n’a pas bonne presse, le candidat IBK aurait refusé l’offre de Compaoré. Coup de tonnerre ! Il ne se décourage pas. Cette fois-ci,  le milliardaire malien, Babou Yara, ami d’IBK, est mis à contribution pour favoriser son rapprochement avec le président.  Deuxième coup de théâtre : malgré  l’intervention de personnalités  en faveur du «Boulanger», IBK refuse toujours de le recevoir. Sa position même se radicalise. Dans son entourage, il raconte qu’il ne va jamais recevoir cet homme. Car l’affaire Tomi lui suffit pour le moment. De sources sûres, tout homme averti se méfie de l’opérateur burkinabè Apollinaire Compaoré.
Car, au plan mondial, il est surveillé comme du lait sur le feu. Tous ses faits et gestes sont filmés et enregistrés. Les films de ces contacts avec les autorités militaires et politiques de la transition, y compris le protocole de l’actuel président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta,  seraient disponibles.  Un journal de la place a même indiqué qu’ «un membre influent du protocole de la présidence avait empoché 20 millions Cfa afin de faciliter la rencontre entre IBK et Apollinaire Compaoré». La presse malienne n’a donc pas été épargnée,  indique la même source. « Compaoré a roulé dans la farine un groupe d’organes de presse qui avaient pris faits et cause pour lui». Sur les 25 millions CFA qu’il leur a promis, ils n’auraient touché que 3 millions CFA. Pour  toutes ces raisons,  IBK refuse de recevoir l’acquéreur de la troisième licence qui ne fera qu’en rajouter à ses problèmes né de ses relations
avec le présumé blanchisseur d’argent, l’homme d’affaires corse, Michel Tomi.
Oumar KONATE

SOURCE: Le Prétoire  du   18 juil 2014.
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