Soumeylou Boubèye Maïga : “Nous sommes convaincus que la sortie de crise pour notre pays ne passe pas exclusivement par la résolution de la question sécuritaire”

Le Premier ministre, Soumeyou Boubèye Maïga, est convaincu que la sortie de crise pour notre pays ne passe pas exclusivement par la résolution de la question sécuritaire. Selon lui, elle intègre aussi toutes les actions que le gouvernement doit entamer dans le domaine économique pour renouer avec nos ambitions de développement durable. Le PM a donné ses précisions lors de la visite de son homologue français.

Face au Premier ministre français en visite au Mali du 22 au 24 février dernier, Soumeylou Boubèye Maiga a déclaré que la crise de 2012 s’explique en bonne partie par un relâchement de l’effort : « Depuis, nous avons tiré les justes enseignements des épreuves affrontées. C’est pourquoi, nous avons déployé l’année dernière un effort exceptionnel pour protéger la démocratie malienne en empêchant le désastre qu’aurait amené la non tenue de l’élection présidentielle à bonne date ».

A en croire le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maiga, cet effort sera maintenu dans la conduite des réformes à commencer par le processus de révision constitutionnelle. “Le Gouvernement s’attache tout particulièrement à obtenir un consensus populaire fort autour de la nécessité d’évoluer. Il le fait en faisant preuve de pédagogie et de pro-activité, en cultivant une écoute attentive et vigilante”, a précisé M. Maïga.

Pour lui, la sortie de crise pour notre pays ne passe pas exclusivement par la résolution de la question sécuritaire. Suivant ses propos, elle intègre aussi toutes les actions que le gouvernement a entamé dans le domaine économique pour renouer avec les ambitions de développement durable : “Notre volonté de repartir résolument de l’avant ne relève pas du vœu pieux. Elle se justifie par la résilience de l’économie malienne constatée par les expertises les plus autorisées”.

Aux dires du chef du gouvernement, cette résilience commune doit faire valoir aussi bien l’intérêt des investisseurs que l’accompagnement des partenaires au développement : “Au premier rang des uns et des autres se trouve la France. C’est pourquoi, nous avons accordé une attention soutenue aux opportunités à offrir à nos entrepreneurs, convaincus qu’un partenariat robuste, ambitieux et innovant avec la France favorisera nos efforts de transformation de notre pays. Les dossiers que le Gouvernement du Mali présente portent prioritairement sur des programmes d’investissement en infrastructures dans les domaines de l’énergie, du transport, du numérique, de l’agriculture et de l’agro industrie”.

Pour le chef du gouvernement, plusieurs d’entre eux concernent des infrastructures dont l’amélioration intéresse des pays voisins du Mali et intensifiera les échanges avec ceux-ci : “Il en est ainsi de l’achèvement des installations pour le transport de l’énergie électrique, de la création d’une zone franche agro-industrielle de produits agricoles à la frontière du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Mali et de la rénovation de la ligne de chemin de fer Dakar-Bamako dont nous fêteront le centenaire en 2024”.

  1. Y.Doumbia

Source: L’Indicateur du Renouveau

 

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