Sortie de crise : Le parti Sadi plaide pour une alliance stratégique avec l’Algérie

 

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Suite aux événements survenus à Kidal les 17 et 21 mai 2014, le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi) est monté au créneau pour faire des propositions de sortie de crise. Ces propositions s’articulent autour de la réduction des charges de l’Etat et des institutions  de la République et de la mobilisation populaire. C’était au cours d’une conférence de presse animée jeudi 5 juin au Cicb par Oumar Mariko, accompagné par ses camarades. 

 

Pour la réduction des charges de l’Etat et des institutions, le Sadi propose un plan de réduction de 50% des caisses noires de la Présidence de la République et de la Primature ; de 30% du budget de l’Assemblée nationale ; de 30% du budget du Haut conseil des collectivités territoriales, ainsi que du Conseil économique, social et culturel et du Médiateur de la République, et la réduction de la taille du gouvernement à 17 membres.

 

Dans le cadre de la recherche des financements pour faire face à la crise, le parti Sadi demande la relecture du Code minier et la révision des contrats miniers, en supprimant les avantages énormes accordés aux entreprises minières comme les exonérations sur le carburant, le renforcement de la taxation des réseaux de téléphonie mobile afin de leur imposer une contribution exceptionnelle à l’effort de résolution de la sortie de crise.

 

Selon toujours le parti Sadi, si ces mesures évoquées s’avéraient insuffisantes, il faudrait envisager une souscription nationale volontaire de soutien à l’armée nationale. Ces fonds, selon Oumar Mariko, serviront à mettre en place une armée professionnelle à souhait qui suppose, entre autres, une rémunération de 100.000 Fcfa par mois aux recrues ; une augmentation de la prime de chaleur passant de 50.000 Fcfa à 300.000 Fcfa par mois aux soldats sur le front ; l’instauration du service militaire obligatoire de 18 mois pour tous les jeunes à l’âge de 18 ans.

 

Pour le secrétaire général de Sadi, Oumar Mariko, le Mnla doit être inscrit sur la liste noire des organisations terroristes. Il a indiqué que le Mali doit négocier seulement avec le Hcua et le Maa qui reconnaissent l’intégrité territoriale et qui sont signataires de l’accord préliminaire de Ouagadougou. Par contre, il estime que le Mali ne doit pas négocier avec le Mnla qui a une visée séparatiste. Selon Oumar Mariko, les forces des Nations unies n’ont apporté, par leur attitude calculée, que de la souffrance au Mali. «La Minusma et les forces Serval doivent quitter le Mali. Il y a va de notre souveraineté, de notre quiétude et de la paix dans notre pays», a-t-il déclaré.

 

Par ailleurs, pour le parti Sadi, il faut renoncer à la signature de l’accord de défense ou de coopération militaire avec la France, avant qu’elle n’éclaircisse sa position. En outre, d’après le parti Sadi, «le Mali doit engager une double action politique et diplomatique pour éviter une occupation prolongée de notre pays et sa mise sous tutelle par la France et les Nations unies». À cet effet, il plaide pour une alliance stratégique avec l’Algérie. Enfin, le parti Sadi estime que les événements tragiques survenus à Kidal rendent nécessaires les concertations entre forces politiques et sociales.

 

 

Diango COULIBALY

SOURCE: Le Reporter

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