Semaine nationale de lutte contre la corruption : L’OCLEI et ses partenaires s’engagent à combattre le fléau

Dans le but de créer un espace d’échange, de formation, d’information et de sensibilisation sur la lutte contre la corruption au Mali, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), en partenariat avec le Conseil national des arabophones du Mali (CNAM) a initié jeudi dernier une conférence à l’École de maintien de la paix. «Votre droit, votre défi : dites non à la corruption », était le thème de ces échanges. L’ouverture des travaux était présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué.

 

C’était en présence du président de l’Oclei, Dr Moumine Guindo, du président du CNAM, Salam Traoré et plusieurs invités de marque.

Dans son intervention, le président de l’Oclei a rappelé que cet évènement s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de lutte contre la corruption.

En effet, le 31 octobre 2003, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) a adopté la résolution 58/4 déclarant le 9 décembre : «Journée internationale de la lutte contre la corruption». Objectifs : sensibiliser au problème de la corruption et faire connaître le rôle de la convention dans la lutte contre ce fléau et sa prévention.

À ses dires, la Semaine nationale de lutte contre la corruption vise à informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière dans notre pays. C’est aussi pour contribuer à la sensibilisation sur le phénomène en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens.

Quant au président de la CNAM, Salam Traoré, il a précisé que la mauvaise gouvernance, la corruption, l’enrichissement illicite et l’impunité sont particulièrement dangereux et doivent faire l’objet d’une lutte acharnée, structurée et permanente. Cette lutte, a-t-il souligné, requiert une synergie d’actions de toutes les couches sociales et professionnelles sans exclusion aucune.

Pour lui, la seule performance des organes publics de prévention et de répression de la corruption et de l’enrichissement illicite ne saurait suffire. «On comprend dès lors pourquoi les résultats sur le terrain sont mitigés malgré la pluralité des organes visant à assainir les finances publiques.

Il n’est pas assez de mettre en place un organe de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, mais le principal est de créer un environnement propice lui permettant d’atteindre son objectif. Pour cela, il faut sensibiliser les citoyennes et les citoyens pour qu’ils aient l’information et la conviction de la nécessité d’assister ces organes dans leur mission. C’est la voie empruntée aujourd’hui par l’Oclei et le CNAM» a développé Salam Traoré.

Pour sa part, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a rappelé que la corruption est un frein au développement. À cet égard, il s’agit d’engager une lutte implacable et sans état d’âme contre la corruption, a énoncé Mahamadou Kassogué. Il a assuré que nos autorités ont pris des dispositions pour lutter contre ce fléau sous toutes ses formes.

Yaya KANITAO

Source : L’ESSOR

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