Selon les potins des rues de Bamako : «Oumar Tatam est mal parti, Mara est mal venu», (Oumar Tatam Ly tatjogo magnè, Mara natogo magnè)

La particularité de ce gouvernement IBK II est le maintien en force de certains caciques des régimes ADEMA- ATT. Or pour les électeurs, le candidat Ibrahim Boubacar Keïta qui était le moindre mal et qui incarnait le changement (Le Mali d’abord) devait être ce médecin pour panser leurs plaies. Il n’a trouvé mieux que de faire appel aux anciens des régimes qui ont le pays à genoux. Oumar Tatam Ly quitte le navire la tête haute. Muni d’un CV très riche, il peut briguer le poste de  directeur du FMI ou de la Banque mondiale. Jeune et intelligent, peul, il a gagné son joli coup.

 

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Rappelons que Mme Ly Madina Tall, mère de l’ancien PM Oumar Tatam Ly, fut directrice de campagne du candidat Alpha Oumar Konaré en 1992. IBK en le choisissant comme son Premier ministre s’est trompé. Dès lors, il devait s’attendre à une telle réaction.
Quant à Moussa Mara, qui est l’un des chefs de parti, est un fervent défenseur de la signature des accords de défense avec la France. Ensuite, il aurait de fortes accointances  avec le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) du côté de sa demi-sœur tamasheq. Il est mal venu à un moment où le président démocratiquement élu a été plébiscité (77,68%) du taux de participation avec une majorité parlementaire de 70 députés.
Mara est mal venu au moment où la communauté internationale clame et haut fort que notre pays est retourné à la démocratie et au même moment on nomme un Premier ministre avec un (1) député élu sur une liste commune à Baraouéli.

Où est donc passé le fait majoritaire ? Moussa Mara ne dépassera pas trois mois à la Primature !

Moussa Mara à la primature : un autre produit de la presse malienne au sommet de l’Etat
Après Me Demba Traoré, un autre produit de la presse malienne vient de se hisser au sommet de l’Etat. Il s’agit du Premier ministre, Moussa Mara. Il doit tout à la presse malienne. C’est elle qui l’a mis sur orbite.

La presse a, malgré tout ce qu’on lui reproche, contribué à l’ascension fulgurante de l’ancien maire de la commune IV sur la scène politique. S’il a compris que politique et presse font bon ménage, il ne doit pas payer cette presse avec la monnaie de singe une fois arrivé au sommet de l’Etat. Quoiqu’on dise Me Demba Traoré est toujours resté fidèle à ses amis de la presse.

La Rédaction

SOURCE: Inter De Bamako
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