Séance de « Questions orales » à l’Assemblée nationale : Le ministre Sada Samaké malmené par le député Oumar Mariko

Difficultés énormes pour les Maliens d’avoir leurs cartes nationales d’identité et les passeports, climat sécuritaire laissant à désirer, concussion et collusion entre les policiers et leur hiérarchie, indélicatesses et fraudes, injustice dans la prise de mesures disciplinaires au sein de la police.

 général Sada Samaké ministre sécurité intérieure Protection Civile

Le tableau peint par l’honorable Oumar Mariko et auquel le ministre Sada Samaké a essayé maladroitement de se dérober pousse certains Maliens à réclamer le limogeage de celui qui s’est dit  » sorti du bois « .

Lors de sa première interview après sa nomination au sein du gouvernement, le Général Sada Samaké disait que le président IBK l’a « sorti du bois », pour avoir quitté la scène publique pendant longtemps. Le député Oumar Mariko n’a pas hésité, le jeudi dernier, à lui demander de « retourner dans le bois d’où il a été sorti », puisqu’il se montre impuissant face aux problèmes liés à son département.

En effet, le ministre de la Sécurité, le Général Sada Samaké, est bien impopulaire au sein de l’opinion et chez les représentants du peuple. Après avoir été acculé jusque dans ses derniers retranchements lors des récentes « Questions d’actualité » de la Représentation nationale, le monsieur Sécurité du gouvernement IBK a été quasiment humilié par les questions et révélations du député de Kolondièba, Dr Oumar Mariko. «Savez-vous qu’un passeport coûte 250 000 F CFA au citoyen à cause de la spéculation ? Ne vous sentez-vous pas responsable ? A quand la fin de cette insensée pénurie?»

Parlant du véhicule volé qui serait devenu propriété du Directeur général de la police, le député de redégainer : « Votre Directeur que vous aimez tant n’est-il pas receleur au cas où le vol est confirmé ? Que ferez-vous contre son abus de pouvoir ?… « . Oumar Mariko va enfoncer le clou en accusant le ministre et le Directeur général de la police de collusion et de cupidité par leur perception d’importantes sommes d’argent auprès de chacun des commissaires de Bamako. De l’argent issu de la corruption policière.

A la plupart des questions et récriminations de l’élu de Kolondièba, le ministre se contentera de dire que  le député doit apporter les preuves de ses accusations. Qu’il doit mesurer ses propos qui reflètent son « acharnement » contre sa personne. Sada Samaké dira aussi qu’il ne parlera pas de certaines préoccupations du député car elles touchent à des questions pendantes devant la justice. Et Mariko de relever que le ministre ne cesse de promettre que la sécurité des citoyens va être améliorée, que les difficultés liées aux documents administratifs et d’autres problèmes vont être solutionnées sans rien y faire. Avant de marteler : «Ne serait-il pas mieux que vous retourniez dans le bois d’où vous êtes sorti?»

Bruno D SEGBEDJI

 

Source: L’Indépendant

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.