SANS TABOU, le réseau APEM : victime de la notoriété ?

Tout porte à le croire. Et pour cause, après avoir mis en place un nouveau bureau , le samedi 4 janvier dernier, en présence de 36 associations membres sur les 52, le Réseau d’Appui au processus électoral au Mali (APEM) dit prendre acte qu’en l’absence de son président, quelques individus se sont introduits à son siège, le mercredi dernier pour tenir une réunion en vue de la mise en place d’un prétendu bureau du réseau.

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Au fait, c’est le Syndicat autonome de la magistrature (SAM), bien qu’étant non membre du Réseau, par l’entremise de Dramane DIARRA, magistrat, et ancien du réseau APEM au nom de la jeunesse de l’UA, qui a pactisé avec la CAFO et l’AMDH, tous deux membres non actifs depuis des années, pour déstabiliser le réseau APEM. Lequel a connu dernièrement de grands succès, lors des élections générales de 2013. Une notoriété qui lui vaut, certainement aujourd’hui de subir l’assaut expansionniste de représentants de certaines irréductibles structures de la société civile qui ne reculent devant rien pour assouvir leurs desseins.

Le mercredi dernier, en catimini, Dramane DIARRA débarque, aux environs de 17 heures, au siège vide du Réseau, en compagnie de plusieurs de ses amis, apparentés à différentes organisations de la société civile, dont le SAM, pour précipitamment mettre en place un bureau de 17 membres dont lui-même assure la présidence. Avec lui, dans cette barbarie juridique des pires périodes révolues, il entraine à la fois des magistrats du SAM, qui savent bien que leur corporation syndicale n’a jamais été membre du réseau APEM, mais aussi un défenseur des droits de l’homme, en l’occurrence le président de cette très prestigieuse AMDH , Moctar MARIKO qui, bien que membre sait que son organisation a déserté le Réseau, depuis belle lurette.

Ce n’est pas dans sa visée outrancière de tout fouler au pied (comme si être magistrat permet de tout faire dans la cité), il est aveuglement suivi par cette autre insatiable de la société civile, Oumou TOURE de la CAFO; celle-là même qui, après son passage peu glorieux au sein d’une instance onusienne, du côté de  Dakar, est prête à tout pour s’accrocher à un morceau de la société, quitte à vendre son âme au diable.

Au-delà du caractère illégal et grossier de ce bureau parallèle, mis en place par cet ancien membre du réseau (seul contre tous les sept de l’ancienne équipe renouvelée depuis le 4 janvier dernier au cours d’une AG boycottée par Dramane DIARRA et ses sbires), on s’interroge sur les dessous scabreux de cette machination grotesque vivant à détruire le réseau APEM qui vient de connaître une grande notoriété, lors des dernières élections.

La loi électorale, en son article 4, est très claire: le SAM, l’AMDH, ainsi que la CAFO sont tous membres de la Commission électorale nationale indépendante.  Alors, il est donc aisé de savoir que le SAM, la CAFO, et l’AMDH sont des structures de la société civile membres de la CENI, non seulement au plan national, mais aussi dans les communes du district de Bamako, dans les capitales régionales, les cercles et l’ensemble des communes du Mali.

Comme on le voit, le complot est planifié pour déstabiliser le réseau APEM qui, on le sait, selon de nombreuses confidences de ses responsables, a littéralement résisté d’être instrumentalisé à des fins politiques, lors des dernières joutes électorales, lorsque des apprentis sorciers étaient à l’œuvre.

Que des membres attitrés de la CENI s’emploient ainsi à vouloir détruire le réseau APEM, en mettant en place un bureau parallèle et manifestement illégal, en un moment surtout où ce dernier a acquis la reconnaissance internationale, sur fond de graves et sordides manœuvres, cela inquiète de nombreux acteurs de la société civile qui s’interrogent sur les mobiles réels d’un tel hold-up.

 

Par Sékou CAMARA

Source: Info-Matin

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