Révélation du 04 Juin 2021 : Transition New-look : A situation exceptionnelle mesures exceptionnelles

Depuis le débarquement musclé de l’attelage Bah N’Dao- Moctar Ouane dans la ville garnison de Kati, Assimi Goita, précédemment deuxième personnalité chargée des questions de défense et de sécurité, a pris les rênes du pouvoir via un arrêt de la Cour Constitutionnelle qui l’a bombardé au poste de Président de la transition le Samedi 28 Mai 2021.


Il est incessamment attendu de lui la désignation d’un Premier Ministre qui aura la redoutable mission de former un Gouvernement de large ouverture.
La personne à qui incomberait la tâche d’exercer cette lourde responsabilité doit être patriote sincère, rigoureux dans la gestion, intègre, clairvoyant, technocrate, respectueux des biens publics, épris de justice, transparent.
Le retour de la paix et de la sécurité au Mali doit être son cheval de bataille.
L’équipe qu’il bâtira autour de lui doit être composée d’hommes et de femmes en béton et en or et possédant les qualités ci-dessus citées.
Il faut rompre avec le passé caractérisé par la mauvaise gouvernance, le manque de visions claires, la corruption, la délinquance financière, la gabegie, le népotisme, l’irresponsabilité, l’impunité, l’injustice, le manque de transparence.
Il est temps de sonner la fin de cette récréation diabolique et de redonner aux maliens leur honneur et leur dignité piétinés à longueur de journée par des opérateurs économiques véreux, des cadres civils et militaires vampires et insatiables.
Sur trois décennies écoulées, faire un audit sans complaisance de la gestion désastreuse à laquelle le peuple malien désabusé a été abonné par des responsables indignes, rapaces et malhonnêtes.
Le temps est venu de dissoudre le Conseil National de transition composé pour la plupart des hommes et des femmes choisis sur la base du copinage, du népotisme, du favoritisme et non sur la valeur intrinsèque. Ces faux députés sont plus portés sur le salaire exorbitant et les indemnités astronomiques qu’ils y gagnent que sur l’honneur, la dignité et l’avenir du Mali.
Les futures autorités doivent comprendre que le Mali n’a que trop souffert. C’est pourquoi elles doivent accepter de renoncer à certains avantages financiers qui leur sont dus. Les missions intempestives et pléthoriques à l’intérieur comme à l’étranger doivent impérativement cesser. Les frais qui en découlent sont insupportables pour les épaules déjà brisées du peuple malien.
Certaines institutions budgétivores comme le Haut Conseil des Collectivités, la Haute Cour de Justice et le Conseil Economique, Social et Culturel doivent disparaître. Elles ne servent à rien d’autre qu’à permettre à leurs responsables de s’enrichir illicitement.
Les avantages accordés à l’OCLEI, office central chargé de lutter contre l’enrichissement illicite dépassent l’entendement surtout quand on sait que les attentes des maliens sont loin d’être comblées eu égard aux résultats auxquels il est parvenu depuis sa création. Le vérificateur général et sa pléthore de cadres méritent le même traitement.
Une lutte sans merci doit être engagée sur la base d’enquêtes approfondies contre les individus sans foi ni loi qui ont osé brader les bâtiments publics en toute impunité. Il est urgent de les poursuivre, eux et leurs complices, de situer les responsabilités et de les traduire devant les tribunaux pour l’histoire. A César ce qui est à César.
Les auteurs du massacre de 23 personnes les 10,11 et 12 Juillet 2020 (Un mois avant la chute d’IBK) lors des contestations populaires organisées par les membres du M5-RFP doivent être identifiés et poursuivis.
Pour recouvrer l’intégrité territoriale du Mali, les forces de défense et de sécurité doivent jouer le rôle de premier plan. Elles en ont la volonté, l’engagement et le courage nécessaire. Leurs capacités doivent être renforcées en équipement en même temps que leur formation qui doit être perfectionnée. Il leur faut plus de moyens aériens, terrestres et fluviaux. Les forces étrangères amies du Mali se limiteront à la fourniture de renseignements sur les mouvements ennemis à nos troupes au lieu de combattre sur le terrain.
Une autre priorité pour la transition est l’organisation des élections démocratiques, libres et transparentes. Il faut y travailler d’arrache-pied sans complaisance et sans favoritisme. Les scrutins Présidentiel et législatif de 2018 ont jeté le discrédit sur le Mali à cause des fraudes massives qui les ont caractérisés.
Dans le gouvernement à venir dont la taille doit être considérablement réduite, chacun de ses membres sera comptable de ses faits et gestes devant la Nation. Il faut qu’il soit un modèle de droiture, de loyauté, de compétence, d’honnêteté de rigueur et de transparence dans chaque acte qu’il posera. Chacun d’eux est Ministre pour tous les maliens. Diriger un ministère ne sera plus un luxe mais un sacrifice.
Désormais, les valeurs qui doivent prédominer pour ceux et celles qui vont assumer des responsabilités étatiques sont celles de l’intérêt général, du bien commun, de l’intégrité morale, de l’amour de la patrie, de l’impartialité, du don de soi, du sens élevé du devoir, de l’esprit du service public.
Aujourd’hui plus que jamais, il urge d’installer aux affaires, une nouvelle race de cadres dévoués pour la cause de leur pays et non animés par le désir de piller les maigres ressources de leur propre pays. L’objectif recherché est de conduire la transition à son terme et de jeter les bases d’un Mali nouveau débarrassé de toutes ses mauvaises graines. Il est grand temps de mettre le peuple en confiance, de lui redonner espoir dans la vérité, la justice et le travail bien fait.
Que Dieu nous y aide !
Prosper Ky

La Révélation

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