Retour sur un départ force : Comment Moussa Mara a été limogé hier

Depuis hier, Moussa Mara n’est plus le Premier ministre du Mali. Il a été limogé hier jeudi par le président de La République, Ibrahim Boubacar Kéita, qui l’a contraint à la démission. Un départ peu glorieux pour l’ancien PM qui a eu tout le temps s’en aller avant d’être chassé.  Retour sur les instants du règne de Mara.

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Les choses se sont alors accélérées  mercredi avec l’annulation du conseil des ministres. Au cours d’une audience qui a duré de 11 heures à 13 heures, le président de la République a informé avant-hier dans la matinée le Premier ministre, Moussa Mara, sa décision  du changement de l’équipement gouvernement avec un nouveau chef.  En quittant Koulouba, Mara passe par les bureaux du secrétaire général de la présidence, alimentant depuis lors les rumeurs de sa démission. Hier matin, le désormais ex- PM  est monté deux fois à Koulouba. On nous a rapporté que la première fois, qu’il est resté au moins une quarantaine de minutes. La seconde fois, moins de dix minutes pour apporter sa lettre de démission vers 12 heures. Quelques instants plus tard, il convoqua les ministres à la Primature dont certains seront finalement informés au téléphone par les collaborateurs de Moussa Mara qui rencontra  ces derniers vers 17 pour l’annonce officielle de son départ moins glorieux que celui de son prédécesseur qui a préféré de démissionner avant d’être démis. Dire qu’il disait il y a encore quelques instants, ceci : « « je n’ai pas l’intention de démissionner…je suis là et bien là »».Le président de La République, Ibrahim Boubacar Kéita, a mis fin hier à la fonction de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara. Un départ précipité décidé depuis plusieurs semaines car IBk a passé les derniers conseils à fustiger les comportements de son chef de gouvernement accusé de ne pas suffisamment protéger  ses ministres s’il ne les a pas jetés en pâture.  Et le chef de l’Etat aurait été soutenu par les partenaires techniques et financiers, la Minusma et la France qui n’ont toujours pas digéré sa visite sanglante à Kidal en mai dernier.  Après quelques semaines de tractations, le choix de son successeur s’est porté sur l’ancien Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré et actuel haut représentant du chef de l’Etat dans les pourparlers avec les mouvements armés.

Nabila

 

 Source: L’Indicateur du Renouveau

 

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