Réformes politiques et institutionnelles : La SYNERGIE 22 plaide pour un véritable consensus politique

Après 14 mois écoulés sur les 18 fixés dans la Charte, la Synergie 22 des organisations de la société civile (OSC), fidèle à sa mission de veille citoyenne et d’alerte, attire l’attention des autorités de la Transition sur la nécessité d’accélérer les réformes nécessaires de fin de Transition, dans un véritable consensus politique, pour le respect des engagements pris devant le peuple malien et la communauté internationale.

 

Pour réussir cet important pari, la Synergie 22 recommande aux autorités de la Transition que le processus de révision de la loi électorale soit consensuel ; qu’un large consensus soit bâti autour des Assises nationales de la refondation (ANR) et de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) ; qu’un chronogramme clair, précis et réaliste soit publié pour définir la période des réformes et celle des élections nécessaires de fin de Transition.

En outre, la Synergie salue la mise en place d’un panel de hautes personnalités et la Commission nationale d’organisation pour le pilotage des Assises. De même que les démarches entreprises par le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, envers les acteurs politiques afin d’obtenir leur adhésion et participations aux ANR.

Ces informations ont été données par les responsables de l’organisation, à la faveur d’une conférence de presse tenue samedi dernier, à la Maison de la presse autour du thème: « Une Transition avec des réformes politiques, institutionnelles et électorales réussies est le gage d’une démocratie apaisée au Mali ». La conférence a été principalement animée par le président de la Synergie, Dr Ibrahima Sangho. Il avait à ses côtés les représentants de l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (Ajcad) la Communauté des bloggeurs du Mali et de Doniblog, tous membres de la Synergie 22.

Dans sa déclaration liminaire, Dr Ibragima Sangho a mis l’accent sur certains défis majeurs auxquels il faut faire face. Il s’agit de la situation sécuritaire qui ne cesse de se détériorer chaque jour ; de la problématique de la réorganisation territoriale pour l’organisation des futures élections législatives, avec la prise en compte des régions et cercles créés par les lois n°2012-017 et n°2012-018 du 02 mars 2012. S’y ajoute la tenue d’élections inclusives, crédibles et transparentes, au moment où l’administration se retire de jour en jour de plusieurs localités du pays.

Occasion pour le conférencier de signaler que l’adoption d’une nouvelle loi électorale avec la création d’une Aige, dotée de la plénitude de ses missions, nécessite la relecture de plusieurs textes essentiels. Notamment la Constitution du 25 février 1992, la loi n° 02-010 du 5 mars 2002, portant loi organique fixant le nombre, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités, les conditions de remplacement des membres de l’Assemblée nationale en cas de vacance de siège… Mais aussi, la loi n° 05-047 du 18 août 2005, portant Charte des partis politiques.

à ce propos, la Synergie, selon son président, suit avec inquiétude «la polarisation du contexte politique malien au sujet de la tenue des ANR et la mise en place de l’Aige. «La décision n°2021-0179/PM-RM du 06 octobre 2021, portant création de la Commission technique de rédaction de l’avant-projet de loi électorale, et la tenue de l’atelier sur ledit document les 4 et 5 novembre 2021, n’ont pas bénéficié d’un large consensus politique», a regretté Dr Ibrahima Sangho.

Aboubacar TRAORÉ

Source : L’ESSOR

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