Primature : Moussa MARA limogé et remplacé par Modibo KEITA, IBK persiste et signe, le RPM n’a pas de cadre valable pour diriger la primature.

Neuf (09) mois après sa nomination à la tête du Gouvernement, le désormais ancien Premier ministre Moussa MARA vient d’être limogé par le Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA. Il a aussitôt été remplacé par celui qui occupait jusque là le poste de Haut Représentant du Président de la République aux négociations inter-maliennes inclusives d’Alger et non moins ancien Premier ministre, Modibo KEITA.

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Après de folles et persistantes rumeurs depuis près de deux mois, le temps vient de donner raison une fois de plus aux spéculateurs d’informations. Moussa MARA n’est plus le Premier ministre du Mali, le décret d’abrogation de son décret de nomination a été immédiatement suivi par celui de la nomination de son successeur, le très respectable Modibo KEITA.

La manière dont les choses se sont accélérées a tout son sens, c’est pour ne pas donner le temps au parti présidentiel, le RPM et son bouillant Secrétaire Général Bocary TRETA de trop importuner pour avoir la commande de la primature.

En effet, cette nomination de l’ancien Premier ministre est un véritable aveu de manque de confiance au RPM, notamment à TRETA en leur capacité de diriger la primature.

A coup sûr, car à la nomination du premier Premier ministre Oumar Tatam LY, les observateurs avaient cru qu’il fallait prendre un technocrate chevronné pour relancer l’économie d’un pays en perfusion financière, avant de remettre les clés de la primature à un pur tisserand. Tout le monde s’était trompé, Tatam LY a jeté l’éponge, IBK a fait appel à MARA au nez et à la barbe du RPM au sein duquel du simplement grincement de dent, les barons sont allés à une véritable dénonciation publique, comme quoi le Premier ministre doit être issu des rangs du parti présidentiel. Peine perdue, la même occasion se reproduit, IBK défie à nouveau et de fort belle manière son parti, constituant du coup la preuve irréfutable de la conscience de IBK que le RPM ne possède pas de cadre valable pour prendre les rênes de la primature.

La question que l’on se pose maintenant est de savoir comment les choses vont-elles se passer pour la conquête du deuxième mandat.

MD.

 

Source:  Le Pays

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