Présidentielle de juillet 2013 : «Chato» accepte de se porter candidate indépendante

La députée Mme Haïdara Aïssata Cissé n’aura donc pas pu résister à la sollicitation des jeunes et des femmes. Avec eux, l’élue de Bourem s’est engagée, en toute humilité, à jeter les bases d’un nouveau Mali. C’était samedi dernier, au Centre international de conférence de Bamako.«

Haïdara Aïssata Cissé dite Chato

Mme Haïdara dite Chato

Chato», osons le changement» ; «avec «Chato», le Mali de nos rêves devient une réalité» ; «les femmes et les jeunes au cœur du développement»… Chaque club de soutien et association féminine, parties prenantes à cette rencontre, est allé de son slogan pour témoigner de son soutien à celle qu’ils considèrent comme l’espoir de notre pays, en l’occurrence Mme Haïdara Aïssata Cissé dite «Chato». Parmi eux, de grandes organisations de femmes telles que  l’Apdf, la Cafo et Wildaf-Mali.  A eux, s’étaient joints des responsables de partis politiques amis de l’honorable «Chato» et, naturellement, plusieurs leaders de regroupements féminins du Mali.
Tout ce beau monde avait, dans un premier temps, eu droit à la projection d’un film documentaire d’une dizaine de minutes, qui met en relief les nombreuses actions que l’hôte du jour  a menées sur le plan social ainsi que dans le cadre de la recherche de la paix et la stabilisation du Mali. La porte-parole des jeunes pouvait ensuite livrer son discours dans lequel elle a surtout magnifié ce qu’elle pense être les qualités de leur mentor. A en croire Aïchata M’Baye, si les jeunes ont sollicité la candidature de «Chato», c’est parce que celle-ci a toujours fait preuve d’écoute attentive et de disponibilité face à leurs préoccupations. Aussi, reconnait-elle, la députée élue à Bourem fait partie de cette rare race de Maliens qui sont prêts à tout donner pour leur pays.
Après avoir brièvement passé en revue la crise multidimensionnelle à laquelle le Mali fait face, Aïssata M’Baye a invité les siens à se mobiliser pour les élections à venir qui, selon elle, devraient contribuer à la stabilisation de notre pays. Même si elle a, par ailleurs, regretté le fait que la couche à laquelle elle appartient reste le parent pauvre du processus électoral. «Nous sommes écartés pendant le choix des candidats et ignorés après les élections», s’est plaint la porte-parole des jeunes. Mme M’Baye a conclu en attirant l’attention de leur mentor sur les défis auxquels la jeunesse malienne est confrontée. Défis qui ont pour noms le manque de santé et d’éducation, le chômage, entre autres. Elle a estimé que la candidature de «Chato» était la réponse à toutes ces préoccupations, mais surtout une invite à la jeunesse afin qu’elle se prenne enfin en charge.
Pour sa part, Mme Traoré Fanta Koné, au nom des femmes, a exprimé toute l’admiration qu’elle voue à «Chato» dont elle a magnifié le rôle dans la défense de notre pays sur le plan international. Pour cette raison parmi tant d’autres, Mme Traoré a lancé un appel pour un vote massif lors de la présidentielle de juillet, seul gage du succès de leur future candidate. De quoi émouvoir la parlementaire qui ne put résister à l’honneur qui lui était fait à travers ces différents appels. Ainsi, elle s’est engagée à mener, avec ceux qui l’ont sollicitée, le combat jusqu’à la victoire finale. Ce combat est celui pour un Mali en paix et réconcilié. Mais surtout celui d’un Mali démocratique qui  consacre à chaque Malien la réussite et le droit à l’égalité et au respect. Pour l’édification de ce Mali, l’honorable «Chato» a exprimé sa conviction. «Le Mali de demain ne doit pas être un rêve. Le Mali nouveau est possible mais cela demande un effort de chacun de ses enfants», a estimé l’élue de Bourem. C’est pourquoi, elle dit ne pas vouloir être un porte-étendard car, le changement qu’elle prône ne peut être porté par une seule personne. Au sujet des élections de juillet, Mme Haïdara a fait savoir que ses soutiens et lui sont prêts à jouer les premiers rôles car les jeunes et les femmes n’y iront pas en qualité de figurants.
Il faut dire que la décision  de l’honorable Aïssata Cissé aura certainement des échos au Pdes auquel elle appartient quand on sait que ce parti peine toujours à opérer le choix de son candidat dans le cadre de la présidentielle de juillet. En tout cas, bien avant la désignation d’Ahmed Diané Séméga qui a, par la suite désisté, l’élue de Bourem n’avait pas fait mystère de sa détermination à briguer la magistrature suprême, même en dehors de l’onction de son parti. A présent, il reste à savoir si Chato ira en indépendant ou, comme beaucoup d’autres l’ont fait, créera son parti avant la présidentielle de juillet.

Bakary SOGODOGO

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