PRÉSIDENTIELLE 2024: LES SURS, LES HÉSITANTS ET LES EXCLUS

Si tout se passe comme prévu suivant le chro- nogramme élaboré par le gouvernement de Transition, l’élection du président de la République, qui devra consacrer le retour à l’ordre constitutionnel normal dans notre pays, aura lieu en février 2024. A presque un an de l’échéance, le landerneau politique reste froid sinon discret quant à la désignation des porte-drapeaux. Toutefois, quelques leaders ne font pas mystère de leur volonté d’être candidat. Certains hésitent et d’autres, on le sait déjà, ne pourront pas y participer.

 


fasue de sa dernien A rence nationale tenue en fin d’année dernière, l’Alliance democratique au Mal/Parti africain pour la solidante et la justice Adema/PAS) a décidé de designer son poulain au plus tard en ner 2023 pour lui permettre de mieux se préparer en vue de la compétition suprême qui aura lieu, normalement, un an plus tard

Ainsi, des primaires devraient être organisées le mois de février prochain pour désigner le candidat du part de l’Abeille Si au jour d’aujourd’hui l’appel à candidature n’a pas encore été lancé par le secré tarial général à Bamako-Coura, selon des indiscrétions Marimantia Diawara, qui préside la Maison Adema aujourd’hui, veut éviter les divisions qui ont toujours marqué cet exercice au sein du premier parti du Mali en termes de repré- sentativité à l’avènement du multipartisme intégral

Mais, d’ores et déjà, Me Kassoum Tapo s’est déclaré dans une mise en scène particulièrement agencée. Il a profité des voeux de fin d’année pour se faire interroger par un vidéoman afin de déclarer qu’il est candidat aux primaires. C’était la veille d’un banquet qu’il a offert à de jeunes militants et sympathisants. L’exercice n’a pas été du goût de la direction du parti, qui affirme en aparté n’avoir pas encore ouvert le dossier et, selon une indiscrétion au sein de la direction du parti, “il s’agit d’une manigance pour foirer le processus en préparant une contestation éventuelle”.

Farouchement à foccasion des primaires de février prochain une Qu Anime division comme cela a été le cas depuis la succession d’Al A pha Oumar Konaré en 2002. A d occasion de chaque présidentielle, le parti a connu des convul mions internes qui ont toutes abouti à des départs massifs et à la créa- ion d’un nouveau parti

Le Miria avec Mamadou Lamine Traoré, le RPM avec Ibrahim Boubacar Keita, TURD avec Soumaila Cissé, les Fares avec Modibo Sidibé, l’Asma/CFP avec Soumeylou Boubeye Maiga et en 2018, tout dernièrement, la grosse colère du jeune Dramane Dembélé, qui a décidé de se retirer finalement de la politique, en témoignent.

Si Kassoum Tapo n’a pas fait mystère de sa candidature au sein de l’Adéma/PASJ bien qu’il a tenté un moment de créer le Mouvement pour la renaissance nationale (Morena) sans pouvoir créer un effet d’adhésion minimal, il pourrait, à défaut de l’onction de la Ruche, se rabattre sur son Morena et présenter une candidature qui n’aurait alors pas la même force que si elle était portée par les Rouge et Blanc.

On parle aussi de le candidature éventuelle de Tiémoko Sangaré ou d’Adama Sangaré. Le président sortant du parti aurait dans un passé récent mené des sondages pour se faire une idée de sa candidature éventuelle après avoir tenté de faire acquérir à sa cause un grand homme d’affaires qui se serait aussi manifesté pour porter le fanion de l’Adéma gagnante, celle d’autres poulains qualifiés de jeunes loups pourrait émerger au gré des luttes internes. -Aliou Boubacar Diallo, président A d’honneur de l’ADP/Maliba, c’est -sûr, sera sur la ligne de départ.

La -candidature de celui qui était arrivé i troisième à la dernière présidentielle derrière Ibrahim Boubacar Kéita et Soumaila Cissé, aujourd’hui disparus et dont les formations sont en proie à de fortes crises internes, constitue une offre des plus sérieuses qui concurrence au plus haut niveau avec l’Adéma qui reste, il faut le lui reconnaitre, une force politique majeure.

Aliou Boubacar Diallo est avec Mamadou Seydou Coulibaly, deux hommes d’affaires d’envergure, ceux qui ont clairement affiché leurs ambitions pour le Mali Kura, forts de leur fortune et de leur aura nouvelle qui tranche avec le discrédit qui pèse sur les politiques professionnels. Les deux pourraient bien se la disputer sérieusement chacun avec ses arguments….

Le Focus

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