Présence des chefs rebelles sur les listes RPM / Appel du Mali interpelle le parti présidentiel

Au nom de l’association « Appel du Mali », Adama T. Coulibaly a invité le Rassemblement pour le Mali, le parti du Président de la République, à donner des explications aux maliens, qui ne comprennent pas le jeu qui a conduit les chefs de la rébellion sur ses listes dans la région de Kidal.

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Le RPM doit s’expliquer sur le mécanisme par lequel les leaders de la rébellion au nord du Mali ont pu se retrouver sur ses listes à l’élection législative dans les circonscriptions  électorales de Kidal. Cette exigence est de l’Association « Appel du Mali ». Son Président Adama T. Coulibaly a animé un point de presse le 21 novembre 2013, pour dénoncer le fait que le RPM, le parti du Président de la République,  a accepté d’accompagner des chefs de la rébellion qui a endeuillé  les maliens, dans l’hémicycle. « Nous ne comprenons pas et nous voulons des explications ? », a-t-il indiqué. Avant de déclarer qu’il est incompréhensible et même révoltant de voir qu’à peine deux semaines après la levée des mandats d’arrêt contre des chefs de la rébellion que ces derniers se retrouvent sur des listes RPM un peu partout à Kidal pour prétendre à des sièges à l’Assemblée nationale.

L’Appel du Mali s’est aussi indigné de l’opportunité qui a été donnée à Adama Sangaré, Maire du District de Bamako d’échapper aux poursuites judiciaires. Selon lui, comment après avoir passé trois mois en prison et dehors à la faveur d’une liberté provisoire, Adama Sangaré a pu être retenu comme candidat pour briguer l’unique fauteuil de la commune III du District de Bamako. « C’est une injure au peuple malien et à toutes les victimes des agissements de Adama Sangaré », a-t-il indiqué. Avant d’inviter la population de la Commune III à se mobiliser comme un seul homme pour refuser l’accès de l’Assemblée nationale au Maire du District  qui doit rendre compte à la justice malienne. « En principe sa place n’est pas à l’Assemblée nationale », a-t-il indiqué.

Sur un tout autre registre, Adama Coulibaly a dénoncé la corruption, les achats de consciences et le trafic d’influence, du fait de certains hauts responsables du RPM. Il accuse un certain nombre de ministres du gouvernement qui utilisent les biens de l’Etat pour la campagne législative, notamment les véhicules et procéderaient à l’octroi de marchés de gré à gré, afin d’aider des candidats opérateurs économiques.

Assane Koné

 

 

Source: Lerepublicainmali

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