Préparatifs de la présidentielle de 2018 : LE PLAN OPéRATIONNEL DE LA CAMPAGNE DE COMMUNICATION ET D’INFORMATION ÉLABORÉ

Des élections inclusives, libres, transparentes et crédibles se fondent sur un certain nombre de principes techniques et démocratiques fondamentaux et essentiels dont la communication et l’information. Ainsi, face au scrutin présidentiel qui approche à grands pas, le ministère en charge des élections affine ses stratégies, outils et méthodes. Pour ce qui concerne la communication et l’information, les spécialistes de la question étaient réunis, mercredi et hier, pour élaborer un Plan opérationnel de communication et d’information.

La rencontre, qui a eu pour cadre la résidence «Tin-bouctou» à Magnambougou en Commune VI du District de Bamako, a regroupé autour du secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Baba Hamane Maïga, et de son collègue de l’Economie numérique et de la Communication, Cheick Oumar Maïga, les spécialistes de la communication, les responsables des organes publics et privés ainsi que des organisations professionnelles de la presse et de la communication.
En effet, élaborer un plan de communication et d’information opérationnel pour les étapes devant mener à la présidentielle est un processus fondamental de l’organisation des échéances électorales. Car, il s’agit de développer une stratégie de communication pour la mobilisation citoyenne autour d’un processus électoral incontournable pour légitimer les pouvoirs publics à gouverner, à prendre des décisions d’intérêt public et à édifier un environnement de développement économique et social.
La communication représente, cependant, un défi de taille pour les acteurs qui ont la charge d’organiser les élections. Pour inciter les citoyens, les groupes, les partis et les médias à participer au processus électoral, les acteurs doivent développer un plan efficace, pratique mais surtout opérationnel. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Baba Hamane Maïga, a souligné l’importance de cet exercice pour le département en charge de l’organisation pratique des élections. «Mobiliser les Maliens autour des élections est un véritable défi que nous nous devons, tous, de relever ensemble. Cela demeure notre raison d’être ensemble, aujourd’hui et demain», a-t-il relevé.
S’adressant aux experts en communication et à ceux en charge de la gestion des élections, il leur a demandé, «sur la base du chronogramme des élections, du projet de loi élaboré par le département, de planifier le plan de communication relatif à la campagne d’information et de la communication pour favoriser une meilleure compréhension et l’adhésion de toutes les parties prenantes au processus électoral».
«Vous devez donc développer ici un plan de communication qui contribuera en plus de l’instauration d’un climat apaisé aux fins de rassurer davantage les citoyens et toutes les parties prenantes sur la volonté du gouvernement d’organiser des élections présidentielles inclusives, transparentes et crédibles mais aussi permettre à tous les acteurs d’être mieux informés sur ce processus», a-t-il insisté.
Parlant du processus électoral proprement dit, M. Maïga a fait un état des lieux exhaustif de l’organisation pratique des élections et a assuré que le processus est irréversible. «Le nouveau projet de loi électorale doit être incessamment adopté par le Conseil des ministres. Et le processus de recensement et de traitement des informations est en cours», a-t-il dit. Cependant, il a jugé important de rappeler aux participants «le contexte sécuritaire particulier dans lequel doivent se tenir, cette année, les élections allant de l’élection du président de la République à celle des députés et des conseillers de collectivités territoriales».
«C’est cet enjeu sécuritaire spécial, caractérisé par des risques de trouble de tout genre avec lequel nous devons compter et qui n’est certes pas un allié. C’est ce qui doit nous amener à changer cette fois-ci notre manière d’informer et de communiquer», a-t-il développé.
Selon lui, ces échéances électorales ne doivent pas devenir un terrain de bataille des uns contre les autres, ni être monnayées mais plutôt être utilisées pour assurer l’avenir du pays et celui de ses enfants. «Nous devons donc sensibiliser le citoyen lambda que des élections compétitives et plurielles doivent mobiliser tous les Maliens», a-t-il plaidé.
A la tête du comité d’experts, le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Cheick Oumar Maïga, a rappelé l’importance capitale de la communication dans le processus électoral en général, et, particulièrement, pour notre pays qui sort d’une crise exceptionnelle. «Il s’agit, pour nous experts, de développer un plan de communication efficace, adapté aux besoins du processus électoral mais, particulièrement, à la situation actuelle de notre pays mais surtout un plan très opérationnel», a-t-il indiqué.
«Ce plan doit permettre de mobiliser et galvaniser les acteurs du processus électoral, de mobiliser toutes les énergies nécessaires pour obtenir la participation électorale. Ce plan doit programmer toutes les formes d’activités transparentes destinées à augmenter la confiance des électeurs, des candidats et des partis dans le processus», a poursuivi Cheick Oumar Maïga.
La finalité de ce plan de communication est, d’une part, de chercher à obtenir «la participation d’un important pourcentage d’électeurs potentiels, et d’autre part, d’agir sur le désintérêt de certains citoyens ou certains groupes à prendre part au processus et à motiver les partis politiques à donner une certaine visibilité à leur campagne électorale». Pour cela, le plan de communication en chantier doit «être éclairé et clairvoyant».

Doussou DJIRé

 

Source: Essor

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