Premier congrès du parti Fare : Modibo Sidibé porté à la tête du parti

Le premier congrès du parti Fare s’est tenu les 15 et 16 mars 2014 au Palais de la culture. Il avait à son ordre du jour: la relecture des textes et le renouvellement du bureau national exécutif national. Aussi notait-on la présence des délégués de sections et coordinations de l’intérieur et de l’extérieure, les membres du secrétariat exécutif national, les membres de la commission de conciliation et d’arbitrage, les membres de la commission de contrôle financier et un député du parti, l’honorable Bakari Woyo Doumbia.

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Ce premier congrès du parti Fare a porté l’ancien Premier ministre, M. Modibo  Sidibé, à la tête de la formation politique, en remplacement du président sortant, M. Alou Kéita. Modibo Sidibé était le candidat du parti Fare lors de l’élection présidentielle dernière.

 

 

Dans ses propos, le nouveau président du parti, M. Modibo Sidibé, a déclaré que ce premier  congrès est une étape décisive dans le processus de consolidation et d’expansion du parti Fare. Il estime qu’aujourd’hui le peuple malien  attend que l’Etat affirme son autorité, qu’il prenne ses responsabilités, et d’abord ses responsabilités en matière de sécurité et de défense du territoire.

 

“Il nous faut changer notre perception  de l’Etat, qui ne doit plus, qui ne sera plus ni le monopole d’un clan, ni l’affaire d’un seul homme. Cette conception de l’Etat veut en effet que l’Etat soit au service de la nation, comme la nation l’est au service du citoyen. Un Etat qui assurera la sécurité des maliennes et des maliens, fort d’une armée reconstruite, d’une économie rétablie et d’une souveraineté reconquise de l’espace national”, a ajouté M. Sidibé.

 

 

L’ancien Premier ministre du Mali affirme qu’un nouvel élan de la décentralisation rapprochera les citoyens de l’administration et des ressources, avec  des attributions accrues aux régions et des contrats de programme entre l’Etat et les assemblées régionales. Aussi croit-il savoir que l’unité nationale trouvera un nouveau souffle dans cette dynamique qui favorisera l’égalité de toutes les régions, soutenue par un schéma équitable  d’aménagement et de développement des territoires.

 

Modibo Sidibé soutient que dans le processus de médiation en cours, le Mali doit s’inscrire dans l’application de l’accord d’Ouagadougou et pour préserver sa crédibilité internationale et pour éviter le risque de nous isoler dans notre communauté économique régionale d’ancrage.

“Autant notre pays se doit de diligenter les négociations nécessaires, autant la communauté internationale doit lui donner le temps qu’il faut pour identifier tous les acteurs impliqués dans la recherche de la paix. La mise en œuvre des politiques axées sur la reconstruction, la réhabilitation des services sociaux de base doit être soutenue. C’est par des projets structurants que les populations  prendront la mesure de la présence qualitative de l’Etat et l’expression de la volonté  nationale de trouver une solution viable à la crise”, a déclaré le nouveau président des Fare.

 

 

“Comme tous les maliens, je souhaite ardemment que notre nouveau président, mon aîné Ibrahim Boubacar Kéïta, réussisse la transition dont notre pays a besoin et il peut compter sur moi pour l’y aider, chaque fois que nos objectifs convergeront. Mais, sans me défaire du respect qui lui est dû, je lui dirai aussi ce qui, dans nos visions, diffère”, a t-il ajouté.

 

 

Afin, Modibo Sidibé a indiqué que le parti Fare, seconde génération de partis politiques, porteur d’une nouvelle génération l’homme politique travaille à l’émergence du devenir de notre République et de notre démocratie.

 

Tougouna A. TRAORÉ

SOURCE: Nouvel Horizon
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