Plaidant pour le report des élections, les partis politiques de la majorité présidentielle proposent…

… ” La signature d’un protocole additionnel et la mise en place  d’une force transitoire regroupant les FAMA et les groupes armés “

 

Boulkassoum Haidara vice president rpm parti présidentiel majorite

Pour les soixante cinq partis politiques membres de la convention de la majorité présidentielle (CMP), les conditions sécuritaires du pays, l’impérieux devoir de respecter les termes de l’Accord du 20 juin et la nécessité du retour des réfugiés imposent un report de la date des prochaines élections communales et du district de Bamako. Ces partis politiques viennent de proposer, dans un mémorandum remis au Premier ministre, dont nous avons pu nous procurer une copie ” la signature d’un protocole additionnel et la mise en place d’une force transitoire regroupant les FAMA et les groupes armés ” pour mieux sécuriser ces scrutins, surtout dans le contexte actuel où ces mouvements armés s’opposent à la tenue des élections le 25 octobre prochain.

Avant même de rencontrer le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga et ses collaborateurs, le mardi 15 septembre, pour discuter du report ou du maintien de la date de ces élections de proximité (25 octobre 2015), les responsables politiques de la majorité présidentielle avaient eu un huis clos avec le Premier ministre Modibo Kéita.

A cette occasion, Dr Boulkassoum Haïdara du RPM, président de la CMP étant en mission hors du pays, Pr Kassa Traoré du MIRIA, Pr Tiémoko Sangaré de l’ADEMA-PASJ, Soumeylou Boubèye Maïga de l’ASMA-CFP, Bocar Moussa Diarra de l’UM-RDA Faso Jigi et d’autres personnalités ont élaboré un mémorandum pour soutenir leur argumentaire en faveur du report des élections.

Protocole additionnel

Dans ce document, la CMP indique, au paragraphe intitulé ” Des modalités de levée des contraintes sécuritaires “, que l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger est l’outil de référence adopté par les différentes parties signataires pour conduire le pays à une paix définitive et à la réconciliation entre tous ses fils. Et de constater le retard dans la mise en œuvre de cet Accord. “Au regard du retard pris dans le démarrage des activités du Comité de suivi de l’Accord (CSA), et en attendant la mise en œuvre du dispositif envisagé à l’article 21 de l’Accord, nous proposons la signature d’un protocole additionnel à l’effet de faciliter l’élection de conseillers communaux, de conseillers régionaux et de conseillers du district de Bamako, notamment à la mise en place d’une force transitoire regroupant les FAMA et les groupes armés “.

Forces spéciales

En clair, estiment certains cadres politiques, la vérité est que les acteurs politiques estiment n’avoir pas été suffisamment associés aux négociations ayant abouti à la signature de l’Accord et qu’il faille les (partis de la majorité comme de l’opposition en face des groupes armés) impliquer dans des concertations complémentaires pouvant déboucher sur ce protocole additionnel.

Ce document additif sera une sorte de ” gentlemen agreement ” entre le gouvernement, les politiques, la société civile et les mouvements armés pour pouvoir aller aux élections. Il s’agira, a expliqué un cadre politique de la majorité, de décréter un moratoire à toute adversité conflictuelle avec à la clé la mise sur pied de forces spéciales pour sécuriser le scrutin, Lesquelles forces devraient être appuyées par la MINUSMA et les forces Barkhane.

Devoir citoyen

Pour les leaders de la majorité présidentielle, c’est un devoir citoyen pour eux de soutenir non seulement la signature de l’Accord mais aussi et surtout sa mise en œuvre. Ce qu’ils avaient promis lors de leur grand meeting du 29 avril 2015 au Palais de la Culture. Rappelons que l’écrasante majorité de la classe politique s’est prononcée pour le report des élections. De même que la société civile et les groupes armés, dont la CMA, qui ” interdit formellement toutes mobilisations concernant les élections communales sur toute l’étendue du territoire de l’Azawad “.

A noter que le Conseil des ministres devrait se prononcer sur ce calendrier électoral désormais source de polémiques ; mais finalement le gouvernement ne s’est pas réuni hier. Dieu seul sait pourquoi.

Bruno  D SEGBEDJI

Source: L’Indépendant

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