Parlement panafricain : les chances de Haïdara Aichata Cissé

Les députés du parlement panafricain, réunis à Midland en Afrique du Sud, depuis le 24 mai, devront élire 31 mai 2021 prochain, le président de l’institution panafricaine. Plusieurs candidatures sont en lice, notamment celle de notre compatriote, honorable Haidara Aichata Cissé dite Chato, ou celle du Zimbabwe, portée par honorable Fortune Zephania  Charumbira. En ce qui concerne la député, récemment vice-présidente de l’organisation, et avec sa candidature soutenue par le caucus de ses paires d’Afrique de l’Ouest, à l’unanimité, les chances de Chato ne sont pas à négliger pour se hisser à la présidence du PAP.

Haidara Aichata Cissé, a gagné la confiance de ses paires de l’Afrique de l’ouest, à l’unanimité le 11 avril dernier. Egalement soutenu par plusieurs chefs d’Etat africain, ce n’est pas une surprise si ses homologues se font bonne impression la native de Bourem. Pour le parlementaire ivoirien,  Aboubacar Sidiki Koné, Chato a une vision consensuelle, qui lui permet de porter haut la voix du parlement africain auprès des chefs d’Etat, pour mieux assurer ses fonctions : « Notre parlement a besoin d’une femme dynamique, d’un président dynamique, qui va être au-delà des clivages régionaux, linguistiques » a-t-il soutenu.

Plébiscitée par l’ensemble de ses paires de l’Afrique de l’Ouest, dont des pays francophones et anglophones, Chato a la chance linguistique de se détacher des clivages linguistiques. « Mme Haidara Cissé a les qualités, de faire renaitre le parlement africain » est convainque le député ivoirien Aboubacar Sidiki Koné.

Cette élection se tient à une phase cruciale de l’histoire de cette organisation en place depuis 2004, mais qui peine à assumer pleinement ses rôles. Composé de 270 députés nationaux, le parlement panafricain a un rôle consultatif des chefs d’Etat, et autres instituions de l’union africaine, dont il supervise le budget.

Pour la nouvelle mandature, les espoirs sont tournés au-delà du rôle d’un « simple organe consultatif» pour les chefs d’Etat. Mais de nouvelles ambitions s’affichent pour le parlement, notamment qui entend avoir un pouvoir de légiférer dans les années venir. D’où un enjeu décisif qui caractérise cette élection et les missions de la nouvelle équipe.

Ousmane Tangara 

Source: Bamakonews

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