Nouveau mandat de la Minusma: Abdoulaye Diop décline quatre attentes prioritaires

«Le Mali attend beaucoup du nouveau mandat de la MINUSMA, particulièrement dans le contexte national actuel. » Ces propos sont d’Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale à l’occasion de l’atelier sur le nouveau mandat de la Minusma et le renforcement de l’efficacité de son appui au Mali.

 

Dans son intervention, le chef de la diplomatie malienne a insisté sur les quatre attentes prioritaires. « La première concerne l’appui de la MINUSMA à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, en particulier le soutien aux réformes politiques et institutionnelles ; l’appui aux mesures de défense et de sécurité, y compris le DDR et la réforme du secteur de la sécurité; et l’appui aux initiatives de réconciliation et de justice, prévues par l’Accord. »

Selon Abdoulaye Diop, la deuxième porte sur le soutien de la MINUSMA à l’application de la stratégie globale pour la stabilisation du centre du Mali, avec un accent particulier sur la protection des populations civiles, notamment les femmes et les enfants ; la fourniture des services sociaux de base, y compris la restauration de la présence et de l’autorité de l’Etat ; et la promotion et la protection des droits humains, à travers la lutte contre l’impunité, particulièrement les violences sexuelles et fondées sur le genre. A cet égard, l’homme s’est dit très heureux des perspectives en cours au niveau du Conseil de sécurité visant à augmenter l’effectif de la MIMUSMA de 2 000 hommes supplémentaires, afin de renforcer ses capacités dans ce sens.

« La troisième tâche prioritaire, et c’est une innovation majeure que je salue au passage, est consacrée à l’appui de la MINUSMA au processus de transition en cours au Mali. C’est un volet essentiel pour la réussite de la transition, car devant conduire au transfert du pouvoir aux autorités élues par le peuple malien. C’est pourquoi, nous attendons un accompagnement conséquent de la MINUSMA au Gouvernement de la transition, en vue de la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles, conformément à la demande du Conseil de sécurité », a-t-il ajouté.

La quatrième et dernière tâche prioritaire, selon le ministre des Affaires étrangères, concerne la dimension régionale du mandat de la MINUSMA, à savoir l’appui au G5 Sahel, en particulier sa force conjointe. « En attendant que le Conseil de sécurité donne des suites favorables à la demande de nos cinq pays pour un mandat placé sous chapitre VII et un financement prévisible et pérenne des Nations Unies de la Force conjointe du G5 Sahel, nous appelons la MINUSMA à poursuivre et à intensifier son appui à la Force conjointe du G5 Sahel dans le cadre de l’Accord technique conclu entre l’ONU, l’UE et le G5 Sahel », a-t-il précisé. Le chef de la diplomatie malienne a enfin rassuré que le gouvernement du Mali reste disposé à travailler étroitement avec l’ensemble de ses partenaires, en vue de la restauration de la paix, de la sécurité et de la prospérité sur toute l’étendue du territoire national.

Daouda ARAMA

Source : Ziré

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