Négociation du contrat de législature : IBK désavoue son parti ?

ibrahim boubacar keita ibk président malien rpm législative

En plus de sa casquette de Premier ministre, Oumar Tatam Ly, devient par la force des choses le chef de fil de la majorité en lieu et place du secrétaire général du parti majoritaire, Bokary Téréta, le puissant ministre du Développement rural. Selon de sources bien introduites, c’est lui qui mène la négociation pour la formation du bloc majoritaire à l’hémicycle. Est-ce à dire qu’IBK ne fait plus confiance à ses amis de la direction des tisserands ? C’est la question qui taraude tous les esprits. En tout cas, de deux choses, l’une. Soit IBK et son Premier ministre se servent du levier du Pouvoir pour faire chanter les partenaires, ce qui est de bonne guerre, ou il désavoue simplement le directoire du RPM pour divers motifs non encore élucidés. En tous les cas la démarche suscite des interrogations.

Concernant la démarche de Tatam Ly, il procède de la validation d’une plateforme d’alliance, dont nous-nous sommes procurés une copie. Ce projet de plateforme s’intitule « le Contrat de législature », proposé aux alliés du Président de la République. Après lecture et partage de vue sur les points inscrits, le partenaire s’engage dans un contrat de partenariat qui n’est pas loin d’une camisole de force. Les principes énoncés ne laisse aucune marge de manœuvre à la liberté de mouvement une fois l’acte d’engagement signé.

Au risque de s’exposer à la vindicte populaire des élus RPM en cas d’avis contraire sur des questions parfois qui donnent à moudre aux élus une fois confortablement installés à l’hémicycle. De quoi s’agit-il ? Au fait, le texte énonce certains principes moraux qui tranchent parfois avec les valeurs de la liberté d’esprit et d’expression. Certains passages du texte sont dignes du moyen âge. Dans le cadre d’un partenariat surtout en politique, exiger de son allié d’être en phase avec la tradition (culturelle et religieuse), n’équivaudrait-il pas à un renoncement à sa liberté tout court ?

Aussi, cette proposition primatoriale intervient à un moment où des démarches sont entreprises ça et là pour débaucher des élus d’autres formations en vue de mieux renforcer la majorité à l’hémicycle.

Le contrat de législature a qu’à même l’avantage de synthétiser le programme d’activités du gouvernement qui décline en trois grands points, les grandes orientations du programme du président IBK. Nous l’avons publié intégralement. Lisez plutôt.

 

Séisme au CNID : Modibo Kadioké aussi se retire avec un pan important

Comme dit l’adage populaire le pousse-pousse s’arrête au mur. Cette image cadre parfaitement avec la désagrégation du CNID-FYT de Me Mountaga Tall, double candidat malheureux à la présidentielle de juillet et d’août 2013 et des législatives de novembre et décembre dernier dans son fief ségovien. L’une dans l’autre, il a été battu à plat-couture. Comme le plus souvent un malheur ne vient jamais seul. A peine remis de cette déconfiture, il fut surpris par la démission de l’un des poids lourds de son parti, Modibo Kadioké. Ce fidèle des fidèles, qui faisait du CNID-FYT un devoir de famille, a lui aussi été obligé de se retirer comme nombre de prédécesseurs.

Il part avec un parterre de cadres et militants. Dans nos prochaines éditions, nous vous communiquerons la liste des démissionnaires et les mobiles de leur départ.

Rassemblés par Mohamed A. Diakité

Source: Tjikan

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *