Mr Demba Traoré de l’URD : “le candidat de l’URD à été battu à Baraouéli grâce à un dopage politique orchestré par la majorité présidentielle”

secrétaire à la communication du Bureau exécutif national de l’URD. C’était au cours d’un point de presse animé le mercredi 10 août 2016, sur l’élection législative partielle de Barouéli que le candidat de l’Adéma/PASJ a gagné dans un fiasco inqualifiable. Outre Me Demba Traoré, le point de presse était animé par Pr. Salikou Sanogo, les honorables Mody N’Diaye, Mamadou Hawa Gassama et madame Coulibaly Kadiatou Samaké, tous cadres de l’URD.

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Dans une déclaration liminaire, le professeur Salikou Sanogo a retracé le film de cette élection qui s’est déroulée avec des irrégularités qui dépassent tout commentaire.

Le 1er tour de ladite élection a eu lieu le 17 juillet 2016. Dix candidats étaient en lice. A l’arrivée, le candidat de l’URD s’est classé premier avec 11.139 voix soit 28,74% suivi du candidat de l’Adéma/PASJ avec 8.342 voix soit 21,52 %.

Au 2e tour qui a eu lieu le 7 aout 2016, le candidat de l’URD a obtenu 17.435 voix, soit 45,66% et celui de l’Adéma/PASJ a eu 20.747 voix soit 54,34%.

« S’il est vrai que le candidat de l’Adéma/PASJ a été élu, il est tout de même évident que le résultat obtenu par le candidat de l’URD traduit le dynamisme de notre parti d’une part et le malaise général qui caractérise la majorité présidentielle, d’autre part. Ce résultat prouve à suffisance que les populations de Barouéli font confiance à notre parti, et au-delà, à toute l’opposition », ont souligné les conférenciers.

Depuis le début cette législature, il y a eu 4 scrutins partiels. Pour les cadres de l’URD, au vu de l’ensemble de ses résultats, l’URD devient aujourd’hui la première formation politique du pays. Sur les 4 scrutins législatifs partiels réunis : aux premiers tours il y a eu globalement 125.032 suffrages valablement exprimés, l’URD totalise 31.698 voix, soit 25%, contre 22.965 soit 18% pour le RPM et 22.245 soit 17% pour l’Adéma/PASJ.

Lors des seconds tours, il y a eu globalement 123.867 suffrages valablement exprimés et l’URD totalise 57.418 voix, soit 46%, contre 33.636 voix, soit 27% pour le RPM, et 32.813 voix, soit 26% pour l’Adéma-PASJ.

“Le sondage sorti des urnes étant le meilleur critère d’évaluation des partis politiques pris individuellement, l’URD est incontestablement la première formation politique du Mali aujourd’hui avec les pourcentages obtenus lors de ces scrutins”,  a affirmé Pr. Salikou Sanogo dans la déclaration.

Il a rappelé qu’aucun moyen de l’Etat n’a été utilisé pour atteindre ces résultats.

L’URD accuse le président de la République d’avoir mis la démocratie malienne en danger en donnant des consignes de vote lors d’un conseil des ministres.

Le Président de la République, en considérant cette élection comme un deuxième tour d’une présidentielle donne l’occasion à Barouéli de démontrer que sa côte de popularité va decrescendo, car s’il a obtenu 74% en 2013 dans ce cercle, il s’en sort avec 54% en mi-mandat,  soit un recul de 20%. Cette tendance se poursuivra en fin de mandat par sa défaite sûrement. L’URD ne peut pas comprendre qu’avec tous les problèmes sécuritaires et de mal gouvernance qui caractérisent le quotidien de notre pays depuis trois ans, que les sessions du conseil des ministres, cadre prestigieux de rencontre et de très haut niveau présidé par le Chef de l’Etat, au lieu de servir de laboratoire à proposer des solutions aux multiples problèmes de l’heure, spéculent sur les stratégies à mettre en place pour empêcher vaille que vaille l’élection d’un candidat de l’URD, donc de l’opposition. Le ridicule ne tue plus dans ce pays. Ainsi dit ainsi fait, la volonté du président  Ibrahim Boubacar Keïta a été traduite par la ruée des membres du gouvernement sur le terrain. Quand les uns promettent des emplois à tous les fils du cercle de Barouéli, d’autres distribuent gratuitement des sacs d’engrais et autres matériels agricoles. Certains n’ayant autre chose que l’argent, ont préféré le distribuer à volonté. Le spectacle était désolant et pathétique. Au même moment nos braves militaires étaient mortellement agressés par des djihadistes faute de moyens adéquats leur permettant de faire face à l’ennemi. C’est cela le Mali d’Ibrahim Boubacar Keita”, ont indiqué les conférenciers.

Le secrétaire à la communication du BN-URD, Me Demba Traoré a qualifié ces manœuvres “d’achat de conscience” des électeurs et de “dopage politique”.

Pour lui, le candidat de l’Adéma a gagné le siège qui était en jeu, grâce à un dopage politique administré par la majorité présidentielle. Et s’il y a une étiquette que ce député doit mérite, ce sera celle d’un “député élu avec les moyens de l’Etat”. Car, a-t-il ajouté, les départements ministériels n’ont pas lésiné sur les moyens pour arriver à cette fin.

L’honorable Mody N’Diaye d’ajouter que des cars remplis de jeunes ont quitté Bamako pour Barouéli où ces jeunes ont voté sans aucun contrôle, avec des cartes Nina dont la provenance n’est pas à présent connue. Il a exigé que la lumière soit faite sur les 900 000 cartes Nina qui ont mystérieusement disparues.

Malgré ces irrégularités constatées, les cadres de l’URD n’ont pas contesté les résultats et n’entendent pas formuler des recours devant la Cour constitutionnelle. Car, ont-ils dit, une requête devant cette Cour n’aboutira à rien.

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