Moussa Mara, ministre de l’Urbanisme et Politique de la Ville à propos de la Protection et préservation des espaces verts : « Sur 1597 espaces publics, il ne reste que 261 espaces non occupés »

Dans le cadre de la préservation et de la protection des espaces verts ou équipements publics, le ministre de l’Urbanisme et de la politique de la Ville, Moussa Mara, a animé une Assemblée Générale le mardi dernier à la mairie de la commune V du district de Bamako. Il était question d’expliquer aux élus et à la population la nouvelle stratégie que son département a adoptée face à la situation qui prévaut. Occasion pour lui, de révéler le constat amer qui est ressorti de l’étude que son département et ses services rattachés ont mené dans le cadre du recensement des équipements publics de la capitale. Sur 1597 espaces publics, il ne reste que 261.

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Accueilli pour la circonstance par le maire de la commune V, Aboubacar Ba dit Bill et les représentants des chefs de quartier, le ministre Moussa Mara, dans dans son exposé, a dressé un bilan très peu reluisant de l’état dans lequel se trouvent aujourd’hui les espaces destinés à être, des passages d’air, centre de santé, terrain de sport et tout endroit devant abriter des édifices à vocation publique dans la ville de Bamako. Sur un total de 1597 espaces publics, 1336 sont déjà occupés. Evidemment tous ces espaces ne sont pas illégalement occupés car dans son message, le ministre a souligné à l’assistance qu’un espace public destiné à ne pas être occupé pouvait changer de vocation pour un intérêt collectif des populations à travers l’établissement d’un centre de santé, d’une école ou de tout autre équipement pouvant servir à l’essor économique et social de la communauté. Sur ce nombre, 1000 de ces espaces sont occupés conformément à leur vocation, pour abriter soit des terrains de sports, un centre de santé ou une école. Pour les 336 autres, qui sont illégalement occupés, la plupart est à titre de maisons d’habitations.  Aussi dans ce lot, la première vocation de 27 de ces espaces a  été légalement changée pour être ce qu’ils sont aujourd’hui, mais plus de 300 sont illégaux.

 

Et c’est pour chercher une solution à ce problème que le ministère de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville a entamé cette nouvelle approche. Recenser tous les espaces verts encore non occupés  afin de les protéger et de préserver les quelques points qui restent encore. Et la répartition du peu d’espaces publics dans  les communes de Bamako est la suivante : 65 en commune I, 4 en C II, 25 en C III, 77 en C IV, 47 en C V et enfin 43 en C VI faisant donc un total de 261. Pour parer à ce problème, le ministre a fait savoir que ces espaces bénéficient de deux types de protection, la première consiste à une protection judiciaire et la seconde une protection physique. La protection judiciaire consiste à classer les espaces publics comme patrimoines privés de l’état à travers des décrets et des textes. Ce qui n’est d’ailleurs pas nouveau puisqu’il est en vigueur dans le pays depuis 2002 où plus 461 espaces verts avaient bénéficié de ladite protection. La protection physique consistera de trouver avec les collectivités territoriales des moyens efficaces pour délimiter les endroits ciblés, et pour ce faire le ministre a assuré que son département écrira pour informer tous les maires et autres représentants des collectivités des mesures qui sont prises à cet effet. Pour terminer, le ministre a exhorté l’assistance et tous les élus communaux de faire le point des espaces à leur niveau et de faire parvenir ces informations à son département pour que les espaces dont les vocations ont été modifiées ne souffrent pas de nouvelles mesures qui sont entreprises. Il a également rassuré que cette démarche s’appliquera à toutes les régions du Mali,  car le même constat est fait partout.

 

Hamidou

Source: Le Pays

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