Moussa Mara lors du congres de son parti : «Le Mali est un champ de bataille entre deux courants»

Le président de Yèlèma, non moins Premier ministre, veut que le Mali ressemble, sur le triple plan social, politique et économique, à ce champ où deux camps s’affrontent : ceux qui veulent que les choses avancent et  les autres qui gagnent dans le vol et le mensonge.

pm premier ministre moussa mara chef gouvernement mali partie yelema discours

Hier, dimanche 21 décembre, les lampions se sont éteints sur le tout premier congrès ordinaire du parti Yèlèma dont les travaux avaient démarré la veille, à Sikasso, à près de 400 km de Bamako. Pour l’occasion, ils étaient plusieurs délégués, venus de l’intérieur et de l’extérieur du Mali, à converger vers la salle Lamissa Bengaly, où ils ont, pendant deux jours, toiletté les textes du parti avant de le doter d’un nouveau directoire de 83 membres, dirigé par le président sortant, Moussa Mara.

Une quinzaine de partis politiques de la majorité présidentielle et de l’opposition ainsi que les représentants de plusieurs ambassades, notamment celles d’Afrique du Sud, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Maroc, du Niger, du Nigeria, de la Mauritanie et du Tchad, ont pris part à la cérémonie d’ouverture de ces assises qui ont réservé une large part à la lutte contre la maladie à virus Ebola. Maladie que le président de Yèlèma a, dans son discours d’ouverture, reconnu être loin d’être tuée au Mali, même s’il s’est par ailleurs félicité des progrès enregistrés dans le cadre de la lutte contre cette épidémie. Partant, Moussa Mara a exhorté les siens à ne jamais baisser la garde tant qu’Ebola rode dans des pays limitrophes du Mali.

Au sujet du processus de paix, le président de Yèlèma a fait savoir qu’un accord est désormais en vue grâce à l’appui de la communauté internationale à laquelle il a réitéré ses remerciements, notamment l’Algérie, chef de file de la médiation. «Nous travaillons à faire en sorte que ce futur accord, que nous espérons bientôt, puisse faire en sorte que le Mali reste un et indivisible et que l’unité nationale soit une réalité», a-t-il espéré. Aussi, a-t-il souhaité que ce futur accord préserve la souveraineté du Mali sur l’ensemble de son territoire, «que ne demeurent plus jamais sur le territoire du Mali des enclaves, des zones  de non droit, des zones où l’Etat est absent, et que la justice fonctionne de la même manière sur l’ensemble du territoire». A l’en croire, c’est pour l’ensemble de ces éléments que le chef de l’Etat et le gouvernement sont en train de se battre dans le cadre de cet accord.

Par ailleurs, tout chef du gouvernement qu’il est, l’orateur en a appelé à l’esprit de fraternité et d’union des partis de la mouvance présidentielle qu’il a invités à se mobiliser davantage, et cela sans calcul, autour du projet présidentiel. «En tout cas, Yèlèma, en faisant le choix du président Ibrahim Boubacar entre les deux tours de l’élection présidentielle, a fait ce choix de manière libre et indépendante pour conduire derrière lui, à ses côtés, le changement auquel les Maliens aspirent. Yèlèma reste absolument derrière ce choix pour mener l’œuvre de redressement pour lequel il a été choisi», a précisé le chef du parti du changement. Et M. Mara d’appeler : «Aidons le président à triompher des forces d’inertie, à triompher des forces de la régression et des tenants du statuquo… ».

Auparavant, Boukari Diarra, président de la cellule Yèlèma de Sikasso, avait, au nom des militants du Kénédougou, exprimé tout son enthousiasme d’accueillir ce congrès dont il a insisté sur le caractère symbolique et républicain. Le parti est certes jeune, a-t-il dit, mais il s’impose sur l’échiquier politique national par la pertinence de sa vision. Partant, il a invité chacun de ses camarades à incarner le changement que Yèlèma prône afin de bâtir ‘’le Mali de nos rêves.’’ Cela, estime M. Diarra, passe par une conviction forte, mais surtout par le choix de la maturité et de la responsabilité.

A sa suite, les partis politiques dits amis, notamment le RPM, l’Adema, l’URD, Sadi, la Codem, l’UFD, le Miria, l’Adpm, l’ADP-Maliba,  le Pdes, le MPR, le RDP, le Cnid, les Fare et l’UM-RDA avaient rivalisé en qualificatifs pour saluer le leadership avec lequel le président de Yèlèma dirige le gouvernement malien.

Il importe de rappeler que Souleymane Traoré, alias Nèba Solo, et Abdoulaye Diabaté ont tenu en haleine ce beau monde.

Bakary SOGODOGO, envoyé spécial

SOURCE: Le Prétoire  du   22 déc 2014.
Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.