Message de Maître Bathily, Candidat de la Démocratie, de la Liberté et de la Vérité !

À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, je lis dans une presse Malienne sous
contrôle politique et financier que deux de mes adversaires politiques IBK et Soumaïla Cissé
forment le duo du premier tour comme en 2013.
Ne croyez pas cela, comme moi je ne le crois pas.
Comment deux hommes usés par une politique ancienne, des pratiques d’un autre âge, décriés par
la population profonde de nos villages, représentant à peine 20 ou 30% de la part des votants ou
des encartés à parti politique pourraient à coup sûr parvenir à un tel résultat ?
Moi, je ne le crois pas.
Je m’adresse à vous tous, lettrés de notre République, qui lisez et comprenez parfaitement cette
langue administrative qu’est le français pour l’avoir étudiée, parfois enseignée, parfois utilisée
dans vos études de droit, médecine, ingénierie, sciences, dans l’administration au quotidien.
Comment pouvez-vous une seule seconde vous laisser berner par de tels propos, par de tels
écrits ?
Moi, avocat, professeur de droit, ancien haut Magistrat, ancien Ambassadeur, ancien Ministre de
la Justice, puis des Domaines de l’État et des Affaires Foncières, Candidat à la Fonction Suprême,
je ne le crois pas.
La presse, enfin mes concurrents ou leurs équipes de communication devrais-je dire, me
présentent souvent comme un populiste. Cela me fait bien rire. Est-ce que dire la vérité au peuple
Malien, sur le dysfonctionnement de l’État et ses dérives, est du populisme ?
Moi, je ne le crois pas.
Pendant mes quatre ans et demi au sein du gouvernement d’IBK, après avoir largement contribué
en 2013 à son élection, sur des débats et des idées de fond, soutenu par la société civile, je n’ai eu
de cesse de clamer haut et fort, de dénoncer les dérives mafieuses, des différents gouvernements
auxquels j’appartenais pour tenter d’infléchir un peu ce quotidien. Je n’ai pas réussi car on ne
m’en a pas donné les moyens.
Tous dirigés par des Premiers Ministres à la solde du Président et souvent calmés dans leurs
devoirs de rénovation du pouvoir par des enveloppes financières suffisantes. Mes constats et ma
déception de ce premier exercice du pouvoir fut grands. Pour ma part, je suis sorti du dernier
ministère en décembre 2017 plus pauvre qu’en 2013, tant la misère constatée pendant ces quatre
ans et demi m’a révolté, me dictant d’intervenir régulièrement et de prendre sur mes deniers
personnels gagnés lors de mes vies professionnelles antérieures.
Beaucoup d’hommes politiques lors de cette campagne vous promettent monts et merveilles, vous
promettent de créer des milliers d’emplois, vous promettent d’investir des milliers de milliards de
Francs CFA, moi je ne les crois pas.
Pourquoi aujourd’hui seraient-ils plus crédibles qu’hier alors qu’ils nous ont démontré lors de leur
quotidien d’action politique qu’ils n’en étaient pas capables. Aujourd’hui, à coup de casquettes, t-
shirts, billets de 2000 ou 5000 francs distribués, à coup de bouteilles d’eaux fournies avec des
photos dessus, ces gens rééditent ce qu’ils ont fait en 2013, à savoir mépriser l’intelligence de
notre peuple. Ces hommes politiques veulent profiter de la misère qu’ils ont eux-mêmes créée, ils
veulent vous acheter. C’est pathétique !
On m’a dit à loisir que le premier tour de l’élection présidentielle au Mali se faisait avec l’argent
et qu’au second tour les Maliens choisissaient par défaut. Je me suis déjà prononcé sur le sujet dès
le 10 mai 2018 sur RFI en affirmant que cette élection 2018 était à part. Elle ne se fera pas par
l’argent tant la désespérance de nos concitoyens est grande, tant l’état de notre sécurité est
préoccupant, tant l’état de notre économie est médiocre, tant la corruption est endémique et s’est
amplifiée lors de ces cinq dernières années.
Fort de ces constats, en charge de porter haut et fort ma candidature pour devenir votre président
après les votes du 29 juillet et 12 aout prochain, j’en appelle à votre intelligence, à votre
implication citoyenne. Allez retirer vos cartes de vote, pour être l’acteur de votre pays et de son
devenir, pour être l’acteur du développement, de la vie de vos enfants, et de la démocratie au Mali.
Mon programme est certes très axé sur les 70% de paysans qui peuplent notre pays et qui
aujourd’hui sont très en colère contre le système actuel. Je les ai côtoyés, écoutés, aidés, structurés
pendant quatre ans et demi comme Ministre. Je souhaite aujourd’hui leur rendre leur terre, les
rendre propriétaires, leur garantir une justice non-corrompue et ce en tant que votre Président.
Quand vous m’écoutez lors de mes meetings, dans les radios, à la télé, et lorsque vous lisez mon
programme, vous autres membres de l’administration, cadres hospitaliers, professions du droit et
de l’éducation nationale, vous autres soldats de nos armées, cadres de nos armées, vous constatez
que la transformation de la société dans mon programme par l’amélioration de vos conditions de
travail, par l’investissement, et de votre vie en général, est bien destiné à votre attention. Je ne
vous oublie pas.
On m’affuble souvent du titre de & candidat du Peuple &. Vous faites partie de ce peuple, et plus
encore aujourd’hui, vous êtes un pilier prépondérant du développement et du dynamisme de notre
pays.
Le 29 juillet et 12 aout prochain, la plus grosse fraude que le pouvoir en place pourrait organiser
serait de nous priver de nos cartes d’électeurs, par une impréparation et un amateurisme maîtrisés
dans leur distribution tant dans notre pays au Mali que dans les pays où la diaspora est importante.
Alors mes chers concitoyens, à l’heure où vous lisez ce plaidoyer à votre attention, le vote pour le
prochain Président du Mali n’est pas fait d’avance. Moi, pour ma part, je ne le crois pas, et je
continuerai de me battre pour vous et à vos côtés.
Vive la démocratie, Vive la liberté,
Vive la vérité, Vive le Mali.
Mohamed Ali BATHILY, Candidat à l’élection présidentielle 2018 du Mali.
Source: Niarela.net

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published.