Mali : Préparation de remaniement

Ce mois de février sent le remaniement à plein nez.

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Il n’y a qu’à écouter les ministres, même quand ils parlent d’autre chose, en fait, il ne parlent que de ça.

Il y a ceux qui savent qu’ils partent. On va vers une équipe « resserrée », donc forcement, il y aura des départs.

 

Entre ceux qui veulent rester et ceux qui veulent partir, mais pas n’importe comment, ça sature la communication ministérielle.

 

Il y a ceux qui prennent sereinement leur départ, comme Abdoulaye DIOP. Il est en poste depuis le début, il sait qu’à un moment donné, on cesse d’être ministre. Il prend acte et prépare le terrain, sans crise de nerfs, avec discipline. Encore le meilleur moyen pour revenir éventuellement en 2018 en cas de victoire. Savoir partir pour mieux revenir !

 

Il y a ceux qui veulent partir, mais en héros ou en martyr. C’est le cas de Mohamed Ali BATHILY , qui rêve de se présenter en 2018.

Il doit dégager du temps pour sa candidature, et surtout, prendre un peu de distance avec le gouvernement et IBK, histoire d’être un minimum crédible comme alternative. Etre viré pour avoir critiqué la corruption et la mauvaise gestion, c’est une sortie idéale, surtout quand on vise l’électorat populaire, qui n’a pas franchement aimé les feuilletons de corruption de début de mandat.

BATHILY, égal à lui même (c’est à dire pathétique) n’a pas eu le courage de démissionner. Il se contente de critiquer, sans aller au bout de la rupture.

 

Il y a enfin ceux qui veulent rester. C’est là que ça devient amusant, car il y a une foule de tactiques.

 

La tactique Konimba SIDIBE, faire le bon toutou, plein de bonne volonté, qui dit qu’il veut encore être utile, même s’il a montré depuis le début qu’il ne sert à rien et n’apporte rien.

 

Deuxième groupe, les « fidèles », qui se font plus lèche-bottes les uns que les autres, faisant dans la servilité et la surenchère.

Thierno Amadou Omar Hass DIALLO remporte la palme d’or suivi de près par Aly Ag IBRAHIM, mais d’autres ne sont pas loin derrière.

 

Mais c’est Amadou KOITA qui dépasse les autres de plusieurs longueurs. Et il n’y a pas que lui pour faire le fayot. Maître Mountaga TALL n’hésite pas à prendre position dès qu’une opportunité se présente.. Ça peut fonctionner, mais à court terme, car IBK n’a guère de respect pour la servilité. Il ne connaît que le rapport de force. Mieux vaut presque lui résister qu’aller dans son sens.

 

Troisième groupe, ceux qui savent que non seulement, ils ne partiront pas, mais qu’en plus, ils pourraient avoir de la promotion.

Etrangement, ceux là, on ne les entend pas.

C’est effectivement ce qu’ils ont de mieux à faire, car entre la réforme de la justice, l’accord Mali-UE sur l’immigration, le chômage des jeunes, la crise au Nord etc il n’y a guère d’espace médiatique pour des sujets de fond.

 

Séga DIARRAH

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