Mali : l’absence de gouvernement provoque des « conséquences économiques », alertent des universitaires

Près de 15 jours après le renversement du régime d’IBK par la junte, l’équipe de transition n’est toujours pas mise en place au Mali. Depuis quelques jours, le conseil national pour le salut du peuple (CNSP) multiplie les rencontres avec les forces vives de la nation et des représentants de la CEDEAO. Pendant ce temps, la France appelle les mutins à une « transition rapide » par crainte que la situation ne profite aux terroristes. Au même moment, des universitaires maliens estiment que le Mali doit s’« attendre à des conséquences économiques, du fait de l’absence d’un gouvernement ».

 

Même si des concertations ont eu lieu entre des militaires de la junte et plusieurs organisations nationales et régionales dont le M5-RFP et la CEDEAO, un gouvernement transitoire peine toujours à être mis en place. Selon les responsables du CNSP et du M5-RFP, les récentes rencontres ont permis aux deux parties de « repartir sur de nouvelles bases ». Si rien d’autres n’a filtré des échanges, des sources rapportent que le principal point de discorde est la gestion de la transition. Le mouvement du 5 juin aurait demandé une transition de 18 à 24 mois avec un civil à la tête de l’équipe, alors que la junte table sur une période de 3 ans dirigée par un militaire.

Certains partis politiques ont également donné leurs positions. C’est le cas de l’ASMA-CFP et du Yéléma. Pour le premier, la transition doit être gérée par un Président civil, Chef de l’État accompagné d’un vice-président issu du CNSP. Le second opte pour une transition dirigée par des militaires et la société civile.

Par ailleurs, la France a appelé la junte militaire à organiser « rapidement » une transition vers un pouvoir civil. La ministre des Armées françaises a fait cette déclaration hier sur une radio française. Selon Florence Parly, le retard accusé dans la mise en place des organes de la transition profite aux terroristes.

Toutefois certains universitaires maliens estiment que « le travail est dense pour la mise en place d’un gouvernement transitoire ». Pour Bréma Ely Dicko, professeur de sociologie à l’Université de Bamako, le Mali doit s’« attendre à des conséquences économiques, du fait de l’absence d’un gouvernement ».

STUDIO TAMANI 

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