Mairie du district de Bamako : UNE CONVENTION POUR AMÉLIORER LES RECETTES

Le maire du district de Bamako, Adama Sangaré et le directeur général d’expertise France, Sébastien Mosneron Dupin, ont signé une convention de collaboration pour l’exécution du projet «Amélioration des ressources».

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Présidée par l’édile du district, la cérémonie de paraphe a eu lieu vendredi dernier à l’hôtel de ville. C’était en présence des représentants des communes et marchés de la capitale des trois caïmans.
Estimé à 1,7 milliard de Fcfa, le financement de ce projet est à rechercher auprès de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement qui serait «un peu réticente». C’est pour aider la mairie à «développer une stratégie économique» afin d’améliorer ses recettes propres, et de pouvoir financer les grands projets nécessaires à sa modernisation allant dans le sens de l’atteinte de cet objectif et à mobiliser les fonds pour l’exécution dudit projet que la mairie a sollicité l’appui d’Expertise France, «spécialisée dans la finance locale», a précisé le premier magistrat de la ville de Bamako.
Car, «aucune collectivité au monde ne peut se développer sans les ressources financières et fiscales», a argumenté Adama Sangaré, comme pour inviter les contribuables à plus de «civisme fiscal et l’acceptabilité de l’impôt ». Reconnaissant, par ailleurs, qu’il faudrait un personnel qualifié à cet effet.
En signant cette convention avec la mairie, les experts d’Expertise France, qui sont aussi ceux des collectivités territoriales françaises, s’engagent à renforcer les capacités techniques et managériales des experts locaux, des agents des municipalités, des élus, des imposables, a confirmé son directeur général. Sébastien Mosneron Dupin a indiqué que cet appui, qui est technique, se fait en termes de formation en matière de sensibilisation, de communication, d’information, de modernisation des modes de recouvrement, de réforme des recettes fiscales… Afin, précise-t-il, de pouvoir mettre en place des réformes (redevances, patentes et autres recettes fiscales) nécessaires pour préparer le projet Bamako 2030. Selon lui, ces recettes doivent être justes, bien reparties et acceptées des populations.
Il faut rappeler que ce projet «Amélioration des ressources» est le 4è pilier de la vision «Bamako Horizon 2030» après l’assainissement, l’aménagement et la mobilité urbaine.
Il est consécutif à une étude diagnostique intitulée : «Pistes d’amélioration et d’optimisation des recettes du District de Bamako et les grands chantiers à conduire en vue de l’amélioration de la gestion des finances de la collectivité», réalisée par Expertise France à la demande de la mairie du District.
Les vérifications ont porté sur les modes de collecte, les transferts des ressources de l’Etat vers les collectivités, les ressources humaines et les équipements. Menée de juillet 2015 à octobre 2016, ce travail a mobilisé les services financiers de l’Etat et du District.

Cheick M. TRAORÉ

Entretien routier : LE «CHANTIER ÉCOLE», UNE INITIATIVE À PERPÉTUER

Financé par l’autorité routière, ce projet coûtera la bagatelle de 100 millions de Fcfa. Il vise à améliorer la qualité des travaux 
d’entretien routier

Les études sur la qualité des travaux d’entretien routier, mais également le constat sur le terrain (entretien à coûts de milliards des mêmes tronçons chaque année à la même période) sont implacables. Le Mali doit améliorer la qualité de l’entretien de ses routes (très dégradées sur plusieurs tronçons majeurs) pour améliorer leur durée de vie afin de mieux préparer leur réhabilitation ou reconstruction totale.
Pour éviter ce scénario catastrophe et réduire les dépenses colossales allouées à l’entretien des routes, le département en charge de ces questions a initié le programme «Chantier école» de l’Institut national de formation professionnel pour le bâtiment, les transports et les travaux publics (INFP-BTP).
D’un coût global estimé à 100 millions de Fcfa financé par l’autorité routière, ce projet a été lancé, hier par le ministre de l’Equipement et du Désenclavement, Mme Traoré Seynabou Diop.
La cérémonie, semblable à une visite d’inspection de terrain, a eu lieu à Sounsounkoro, (commune rurale de Ouélessébougou), sur la RN 7, en allant à Sélingué. C’était en présence de l’édile de la Commune rurale de Ouélessébougou, Yaya Samaké, des autorités locales et des populations sorties massivement pour accueillir les hôtes d’un jour.
Ce chantier école est une formation destinée aux exécutants, superviseurs et conducteurs de travaux des entreprises «qui veulent faire de l’entretien routier leur métier.
Car, l’entretien routier, qui coûte cher, est toute une technique : maîtrise et respect des dimensions, de la quantité, de la qualité, a-t-elle justifié. Ajoutant que le respect scrupuleux de ces normes détermine la durabilité des routes.
Ainsi, durant 45 jours, la vingtaine d’ingénieurs et techniciens en BTP répareront 5 kilomètres de route sur cet axe. Les travaux portent, entre autres, sur le rechargement des accotements, débroussaillage manuel, nettoyage d’ouvrages, remplissage des nids de poule…, a précisé le formateur, Modibo Yaranangoré. Jadis effectués par les agents de l’Etat, l’entretien routier est, selon lui, délégué aujourd’hui aux bureaux d’études dont il faut former les agents.
Interrogé sur l’impact et la pertinence du choix de ce tronçon, le premier responsable administratif de la ville de Ouélessébougou a apprécié. «Le tronçon concerné avait non seulement atteint un niveau de dégradation inquiétant, mais aussi, les braquages enregistrés sur cet axe l’ont été en des endroits où la circulation est quasiment impossible à cause des dégradations», a commenté Yaya Samaké. Outre cet aspect sécuritaire, ces travaux d’entretien fluidifieront, selon lui, la circulation sur ce tronçon très fréquenté par les commerçants.
L’impact ne sera durable qu’à la condition que certains aspects techniques préalables et la qualité des matériels utilisés pour l’exécution de ce «chantier école», soient respectés, alertent des experts présents au lancement. Les étapes nécessaires avant de déverser le concentré dans le nid-de-poule ne sont pas, par exemple, respectées, se sont-ils inquiétés.

C. M. T.

 

Source: essor

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