M5-RFP-autorités transitoires : L’heure d’avoir un compromis !

Le mouvement hétéroclite dirigé par Dr Choguel Kokalla Maïga refuse d’entrer dans le nouveau gouvernement de Moctar Ouane. Cause : ses 10 exigences n’ont pas été respectées même si le gouvernement est dissout. Faut-il former le gouvernement Moctar Ouane II sans la participation de ce mouvement surtout qu’il appelle à un rassemblement en début juin ? En tout cas, il est vraiment temps que les autorités et les responsables de ce mouvement se comprennent.

Le président de la Transition n’a pas toujours pu apaiser la colère du M5-RFP malgré que sa volonté de l’inclusivité. Le M5 qui réclame, depuis longtemps, la rectification de la transition, exige à ce que les ses 10 conditions posées à Bah N’daw soient d’abord respectées. Après des rencontres avec le premier ministre dans le cadre des concertations pour la formation du nouveau gouvernement, le mouvement hétéroclite a été reçu par le Directeur de Cabinet du Président de la Transition, qui a souhaité « échanger autour de leurs préoccupations exprimées en dix (10) points ». De cette rencontre, le M5-RFP est sorti non satisfait. C’est en tout cas ce qu’indique son communiqué. «La Délégation du M5-RFP a fait noter que les propositions de base mises à disposition par le Directeur de Cabinet, tirées du Programme d’action du Gouvernement de Transition, ne constituent pas les réponses appropriées à l’ensemble des dix-sept (17) mesures contenues dans les dix (10) points soumis par le M5-RFP au Président de la Transition », a-t-on précisé dans le communiqué publié samedi et signé par Dr Choguel Kokalla Maïga. Pourtant, le mouvement ne souhaite pas rentrer dans le gouvernement Moctar Ouane 2 dans lequel il est bien sollicité, sans que ses 10 exigences ne soient respectées. « En conséquence, le M5-RFP demeure dans l’attente de ces réponses appropriées qui seules permettraient une Transition réussie pour la Refondation du Mali », a-t-on lu. Alors, jusqu’où ira ce bras de fer ? Le mouvement demandera-t-il le départ de ces autorités dans les rues de Bamako et ailleurs comme il l’a fait avec IBK ? …

Urgence de trouver des compromis

Le M5-RFP est sans nul doute une force de changement. Il s’est battu contre le régime IBK jusqu’à sa chute pour réclamer la refondation de l’État. Malgré qu’il a été driblé par les Colonels du CNSP, le mouvement continue à faire des propositions de sortie de crise. Aujourd’hui, il est temps que les autorités de la transition et le M5-RFP se comprennent et se donnent la main afin de sauver le pays. Chacun des deux peut faire des concessions. Le M5-RFP doit accepter d’entrer dans le gouvernement et aider les autorités à réussir la refondation si, en plus de la dissolution du gouvernement, les autorités acceptaient certaines de ses exigences, notamment la dissolution du CNT. Le mouvement hétéroclite doit savoir qu’on ne peut pas diriger ou changer les choses étant dehors. Il faut que le M5 fasse le sacrifice d’entrer dans le gouvernement et chercher de mettre en œuvre ses propositions pour la sortie de crise au Mali.

Quant aux autorités, elles doivent accepter certains sacrifices. Bah N’daw doit savoir que le CNT est une épine dans son pied. En dissolvant le CNT décrié, il aura apaisé la colère du M5 et d’autres groupements. Il est temps d’avoir un compromis !

Boureima Guindo

Source: Le Journal le Pays- MALI

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