Logements sociaux : La fausse querelle faite au PM

 

 

modibo keita haut representant chef etat dialogue inclusif inter malien

Depuis quelques jours, des rumeurs persistantes tentent d’incriminer le chef du gouvernement dans une « affaire » d’attribution douteuse de logements. Qu’en est-il réellement ?

L’attribution des logements de N’Tabacoro continue de nourrir la polémique et d’entretenir la controverse. La situation est d’autant plus grave que c’est une institution de la République, le Premier ministre, qui est accusée de profiter de sa position pour bénéficier de logements sociaux. Pourtant, depuis le début le processus aurait dû être clair pour tout être doté de bon sens, notamment quand le ministre en charge de l’habitat s’en est expliqué publiquement. Tout d’abord, à N’Tabacoro il n’y a pas que des logements « sociaux » mais aussi des logements à loyer modéré pour cadre et des logements de hauts standings. Contrairement aux autres années, les autorités avaient éprouvé le besoin de ne pas isoler les logements par type, pour ne pas donner l’impression de cantonner les Maliens  selon leurs moyens et revenus financiers. Toutefois, la possibilité a été laissée à chacun de postuler pour le type de son choix, même si les autorités savaient pour quel type de logement la demande serait la plus forte. De fait, la quasi-totalité des demandes a été faite pour les logements sociaux (F3) dont les conditions d’accès financiers étaient les plus abordables. Les types F5 et F4, dont la caution et l’apport personnel dépassent le million et dont le loyer-vente tournait autour de 125000 F Cfa, ont été quelques « boudés ».

A ce moment, certains ont parlé de plus de 500 logements « sociaux » non attribués alors que c’étaient des logements de cadres et de haut standing qui n’avaient pas (encore ?) eu acquéreurs.

Concernant la famille du Premier ministre, après investigation, quatre de ses enfants ont postulé pour des logements de type F5. Seul un de ses enfants, un fonctionnaire qui réside en Côte d’Ivoire, a postulé pour un F3. Certains ont prétendu que ce sont six ou sept membres de sa famille qui ont postulé pour des F3, c’est-à-dire des logements sociaux, tout en essayant de nuire à l’image du Premier ministre, c’est quand même une manière de reconnaitre son intégrité morale puisqu’il se serait limité à des logements sociaux pour abriter les membres de sa famille. D’autres auraient été plus gourmands.

Et puis, les enfants du chef du gouvernement sont des Maliens comme tous les autres, des citoyens qui ont les mêmes droits (pas plus, pas moins) que les autres, et à qui rien n’interdit de postuler pour des logements, sociaux, de cadres ou de haut standing, construits pour des Maliens.

Correspondance particulière Cheick Tandina

 

source : l’indicateur du renouveau

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