Libération des terroristes : Le ministre Bathily assassine le droit

Dans sa déclaration sur RFI pour expliquer la libération des quatre terroristes, le ministre de la Justice et de Droit de l’Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Ali Bathily parle d’Etat de droit. Quel état de droit, voulez-vous nous parler dans la mesure où aucun juge malien n’a vu les quatre terroristes qui ont été transférés de la sécurité d’Etat du Mali à Niamey (Niger) et ensuite, convoyés jusqu’à Kidal par un hélicoptère de l’armée nigérienne? Les deux convoyeurs de Bamako à Niamey, seraient-vous, Monsieur le ministre et le président IBK.

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Au Niger, ce seraient le président Mahamadou Issoufou, son ministre et ami Mohamed Bazoum (des Affaires Etrangères) et Marou Amadou de la justice, qui les auraient reçus avant de les remettre à Mohamed Ag Akotey, le négociateur proche du président Issoufou. Monsieur le ministre, vous étiez le premier intellectuel malien à suggérer la traduction en justice du président ATT pour haute trahison et le Pr. Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée Nationale du Mali pour forfaiture après les évènements douloureux du massacre de nos vaillants soldats à Aguelhok par les éléments d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Ce jour, nous étions de ceux qui avaient reconnu votre courage politique.

Dans une de vos contributions, intitulée : «Le Mali: entre transitions et trahisons», publiée par  «Info Matin», vous écriviez : «Alpha Oumar Konaré et ses rejetons, Amadou Toumani Touré et les siens, offrent ensemble dans la typologie criminelle, des portraits plus affirmés que ceux qu’ils ont prêtés au général Moussa Traoré et aux siens. Il ne conviendrait pas, surtout, pour essayer de démentir cela, de chercher à nous entrainer dans une comptabilité morbide sur le nombre de personnes ayant perdu la vie lors des événements de 1991!

En 2012 et en 2013, il y a eu aussi des morts, beaucoup plus de morts qu’en 1991, des morts tués par les balles des terroristes, des morts de nos militaires envoyés au front sans équipements, quand celui qui aurait vendu aux piroguiers de Markala les moteurs de nos chars, et leurs carcasses aux ferrailleurs, a semble-t-il, été promu général. Oh ! Est-ce là, l’une des voies pour bénéficier d’une promotion et monter en grade, dans notre armée transformée en patrimoines personnels des militaires, dont presque seuls les enfants ont un droit de préférence, quant il s’agit du recrutement en son sein ? Est-ce vraiment comme ça que certains auraient-ils gagné leurs galons, qui pourtant traînent les pieds pour aller au front ?

Des morts, il y en a eu aussi parmi les déplacés et les refugiés, qui doivent leur décès aux conditions dans lesquelles ils ont dû partir de chez eux, ou dans lesquelles ils ont été accueillis ailleurs, tant ici au Mali, qu’à l’étranger. Et ceux des pays amis, TCHADIENS ET FRANÇAIS, des soldats venus livrer leur vie pour la sauvegarde de la notre, des martyrs de la lutte pour la liberté au nom de la solidarité internationale.

Tous ces morts là, ceux de 1991, de 2012 et 2013, doivent leur décès à la manière dont le Mali notre pays, a été trahi, mal géré et mal gouverné par des personnes, chefs d’Etat et ministres, fonctionnaires civils et militaires, assoiffés de pouvoir pour le pouvoir, pour l’argent mal acquis et l’enrichissement facile. Ce sont tous nos martyrs, et on ne peut que leur reconnaitre ce «titre de noblesse achevée» qu’ils ont acquis au prix de leur vie.

Dès lors, il faut convenir que ne pas juger les responsables politiques qui les ont conduits à ce sacrifice, c’est d’une certaine manière, ne pas leur reconnaitre cette qualité de martyr. Ces responsables là, ce n’est pas du seul côté des islamistes et du MNLA qu’il faut les chercher, il s’agit sûrement aussi de ceux qui ont conduit depuis 20 ans les politiques publiques de vol et de corruption, à la place «des politiques de développement économique et social» Sic.»

S’agissant du marché de fourniture d’équipement du Parlement accordé à la fille du président de l’Assemblée Nationale M. Issaka Sidibé, le ministre Bathily n’en parle pas. Pourtant la presse malienne l’a sévèrement critiquée.

  1. le ministre, vous avez fait de faux pas depuis avant votre nomination en se constituant avocat défenseur des 263 faux fonctionnaires radiés sous la transition Dioncounda. Même si c’est votre plein droit de les défendre, on ne doit pas manger n’importe quel plat.

Me Demba Diallo avait refusé de défendre le prestidigitateur Sidiki Konaté qui avait à son compte plusieurs victimes et c’était à la Cour d’Assises de décembre 1971 à Gao si nos souvenirs sont bons. L’histoire a donné raison au premier ministre Oumar Tatam Ly qui avait dit aux 263 faux fonctionnaires radiés, «qu’on ne peut pas s’attribuer un droit indument acquis». C’est la loi malienne qui le dit.

Au Mali, les hommes de droit se servent du Droit pour tuer la loi. Tout comme on ne doit pas piétiner la loi pour défendre la loi. Quand vous parlez de lutte contre l’impunité, c’est de la poudre aux yeux dans la mesure où ceux qui ont mis les 263 fonctionnaires  à la fonction publique d’une manière illégale dorment tranquillement sans jamais être inquiétés !

Quel est le sens de votre déplacement à Baguinéda pour les affaires foncières ? A Fana pour un problème d’un juge de paix à compétence étendue qui a perdu la confiance de sa population? A Sikasso pour les mêmes affaires foncières et dans le Mandé où c’est tout un village qui a été rasé?

Vous dites dans le même entretien : «Le professeur Dioncounda Traoré, actuel président de la république par intérim, a eu l’honnêteté de dire, que pour éviter d’être interpellés tous les jours par la Sécurité d’Etat, lui et son parti, l’ADEMA, avaient soutenu Amadou Toumani Touré, le premier et unique président malien ayant fui honteusement son pays après l’avoir conduit vers sa ruine totale. Ces propos qui lui ont été prêtés par les journaux de la place, n’ont jamais été démentis. Aujourd’hui, il sait sûrement qu’il n’y avait nulle raison de s’inquiéter, ATT et les siens ayant fait mieux qu’eux dans le pillage des fonds publics, la corruption et les trafics de tous genres».

Il a été bien dit que le candidat malheureux Soumaïla Cissé, lors de la campagne présidentielle de juillet 2013, avait parlé de vos casseroles à l’ambassade du Mali à Dakar. Il était surpris de voir le candidat IBK qui souhaite lutter contre la corruption prenne l’ancien directeur de cabinet d’ATT pendant la transition de 1991 dans son staff de campagne. Nous n’avons pas entendu votre voix sur cette affaire.

Ce que vous venez de faire, la libération des quatre terroristes qui ont tué des maliens et des soldats des pays amis est plus grave par rapport à la libération faite par le président ATT. Il faut vous rappeler que parmi ces terroristes, il y en a qui sont des bras droits d’Abou Zeid et qui ont été arrêtés par les soldats tchadiens et remis aux autorités maliennes de l’époque. Plusieurs soldats tchadiens ont perdu la vie au cours de cette opération.

En libérant le groupe des quatre terroristes dont Mohamed Aly Ag Wadoussène, vous et le président IBK, viennent de faire une forfaiture et c’est le crime au sommet de l’Etat contre le peuple du Mali qui a élu le président IBK à plus de 77%. IBK sait, les conditions dans lesquelles, le peuple malien l’avait élu en juillet-août 2013.Nous lui rappelons la citation célèbre du président français François Mitterrand : «Toutes les réponses du monde ne justifient pas qu’on ait jeté aux chiens l’honneur d’un homme».Tous les mots qu’il a eu à prononcer sur les antennes de Radio France Internationale (RFI) à Dakar ne peuvent justifier l’honneur et la dignité du peuple malien qu’il vient de jeter en pâture.

En faisant cette forfaiture, il a voulu plaire à son Maître François Hollande qui est en perte de popularité dans son pays. Vous rendez un service à un homme  en haussant  sa côte de popularité et en retour, le président perd au près du peuple malien. Quel paradoxe en voulant être plus roi que le roi. IBK veut plaire à la France, venue aider le Mali à chasser les djihadistes qui étaient à nos portes à Bamako en janvier 2013.

Dans cette campagne, la France n’a perdu qu’une dizaine de soldats. Ce sont des milliers et des milliers de soudanais qui ont perdu leur vie dans les deux Guerres Mondiales (1914-1918 et 1939-1945), sans compter l’énorme effort de guerre fourni par les populations soudanaises qui sont les maliens d’aujourd’hui. Par votre acte, vous venez de justifier la supériorité de l’homme blanc sur l’homme noir. Dans les années 1980, ce sont des dizaines de maliens qui ont été enchaînés et convoyés manu militari dans un avion charter par les français sous le régime de Jacques Chirac.

Le Professeur Bakary Kamia écrit dans son livre intitulé : «Des tranchées de Verdun à l’EgliseSaint Bernard». Et l’ambassadeur français à Bamako, M. Christian Konan dira : «le Professeur Kamian est un provocateur». Allez savoir ce que sont  devenus ces livres payés par l’ambassadeur français au Mali à l’époque. Il les a jetés à la poubelle sous les ordres de son pays, parce que le livre du grand professeur malien ne fait pas l’éloge de la France colonialiste. Dans ces tranchées, la France a été plus défendue que le Mali né l’a été en janvier 2013 à Kona. C’est sur les lignes des Dardanelles que les meilleurs sofas de l’Almamy Samory ont été recrutés par la France et ont tenu devant les troupes allemandes pendant la campagne 1914-1918.

Ce sont des milliers de soudanais qui ont péri là-bas et il n’y a jamais eu une campagne de médiatisation entretenue par la France autour de cette affaire alors que depuis la mort du lieutenant Daniel Boiteux à Kona, c’est tout un folklore au tour de cette localité malienne. C’est maintenant qu’on nous parle des droits de l’homme pour la France alors que la déclaration universelle des droits de l’homme et la révolution française datent du 18ème siècle et deux siècles après la France entretenait l’esclavage et les travaux forcés dans ses colonies. C’est la France qui a fait arrêter le leader spirituel soudanais Cheikh Hamala Ould Seydinna Oumar de Nioro du Sahel et l’a emprisonné en Algérie.

En France, il est mort sans traitement. Le marabout de Nioro a été enchaîné aux pieds et aux mains et présenté au gouverneur de l’Afrique occidentale française à Dakar et devant une foule d’invités et tout ça pour humilier l’homme spirituel (voir la thèse de 3ème cycle du Professeur Alioune Traoré de Mauritanie, 1970 en France).

Aujourd’hui, c’est notre président et son ministre de la justice et des droits de l’homme qui ouvrent les portes à un malfrat français, uniquement parce qu’il est français et il est supérieur aux Maliens et à tous les noirs du monde entier. Et le premier ministre Moussa Mara s’est discrédité davantage en disant que ce malfrat de Serge Lazarevic est considéré comme innocent parce qu’il n’a pas été jugé. Si c’est la logique de M. Moussa Mara, il faut ouvrir les portes des prisons du Mali à tous les criminels qui sont dedans et qui n’ont pas été jugés encore.

 

Quand l’opposition malienne crie à l’impunité

L’opposition malienne, à sa tête M. Tiébilé Dramé a raison en parlant de l’impunité sous le régime IBK. Il n’y avait-t-il pas droits de l’homme en France? Ce sont des dizaines des partisans de ce marabout soudanais qui sont enterrés à Ansongo au nord du Mali. Ils sont tous morts à la suite des travaux forcés et n’ont eu aucun traitement humain. Monsieur le ministre, personne ne peut cacher le soleil par sa main.

Quand on fait une forfaiture en tant que haut responsable de l’Etat du Mali, on la ferme. Votre attitude me rappelle celle de «Moussailma le menteur» qui «était le plus rusé de tous les imposteur». C’est lui qui a écrit une lettre au Prophète Mohamed (S&BSL) pour dire ceci : «Allah m’a nommé votre partenaire et prophète. Divisons la terre». Le prophète a répondu à Moussailma en ces termes : «A Moussailma le menteur ! Certes, la Terre appartient à Allah. Il en accorde à ceux qu’Il aime».

Le Mali et sa justice ne sont rien devant la justice  française et son peuple. Par cet acte, vous venez de jeter dans les oubliettes les massacres de milliers de soudanais, de voltaïques et de nigériens massacrés par la colonne française dirigée par deux officiers français Voulet et Chanoine. La France a couvert les crimes abominables de ses deux officiers qui sont des crimes contre l’humanité. Par là, la France a un mépris total contre les populations noires.

Comment le ministre de la justice veut nous endormir en parlant des droits de l’homme, quand la France ne met pas au même pied d’égalité les droits des français à ceux des maliens en particulier et noirs en général? Ils ont effacé de l’enseignement de l’histoire de France leur défaite face au peuple d’Haïti de Toussaint Louverture.

A la question posée par le journaliste de RFI : «Vous allez les traquer ? IBK : Totalement ! Toutes nos forces (Françaises, maliennes, nigériennes). C’est un devoir vis-à-vis de Serge Lazarevic ; c’est un devoir vis-à-vis de Kola Sofara». Ici, vous nous rappelez, l’adage sonrhaï qui dit qu’il y’a un Moshi qu’on a frappé à Gao et après avoir arrivé à Ouagadougou qu’il s’est révolté et il veut retourner à Gao pour se venger. Comment des terroristes que vous avez libérés sur les menaces de votre maître François Hollande et qui sont partis dans la nature, vous voulez les traquer. Le tunisien est parti chez lui, le sahraoui aussi est parti dans la nature.

Pour Mohamed Aly Ag Wadoussène et son frère de Kidal, il faut craindre s’ils ne vont pas prendre d’autres otages! La meilleure solution pour vous dans cette affaire, c’est de préparer le peuple malien psychologiquement depuis longtemps car cette libération rocambolesque ne date pas de maintenant car elle a été déjà entamée avec la fuite de Mohamed Aly Ag Wadoussène de la Prison centrale de Bamako et la mort du surveillant de prison Kola Sofara et d’un autre malien. Comme vous êtes musulmans et qu’à chaque occasion, vous prononcez le nom de Allahou Soubahana Tallah, Son Prophète Mohamed (S&BSL) a dit : «Tout dirigeant peut avoir deux types de problèmes graves. Quand les deux arrivent en même temps, il faut choisir le moindre mal parmi les deux  et laisser l’autre».

Dans cette affaire, c’est le président qui juge. Le prophète Mohamed (S&BSL) a dit que tout être humain fait des erreurs, mais celui qui reconnaît ses erreurs et se corrige est le meilleur. Le président IBK ne doit faire aucune déclaration à la suite de ce problème et surtout à l’étranger, sur les ondes d’une puissance coloniale qui vient de vous traiter avec votre peuple comme des moutons. Mais ce qu’on avait dit au président IBK entre la France et le Mali, son choix doit porter sur le Mali. Pour cela, il doit consacrer toute sa vie au peuple du Mali et jusqu’au sacrifice ultime. Il est le premier soldat du Mali et le premier magistrat.

S’il souhaite l’éternité de la famille Ibrahim Boubacar Kéita et des Kéita, il doit œuvrer dans ce sens et non satisfaire les sentiments des colonialistes français qui n’ont aucun  respect pour le noir. Le président IBK doit avoir à l’esprit la citation célèbre du doyen Seydou Badian Kouyaté  en l’endroit du président ATT. «C’est le plus mauvais président que le Mali ait eu», avait dit le doyen. La libération de ce trafiquant et mercenaire français, M. Serge Lazarevic, n’est rien d’autre qu’un mépris du président IBK et de son maître François Hollande  envers le peuple malien.

 

Mépris du ministre français de la défense

  1. Jean-Yves Le Drian a du mépris envers le peuple malien et de son gouvernement. Dans une interview accordée au journal «Jeune Afrique» (No2814 du 14 au 20 décembre 2014), ce breton, donne un ultimatum au gouvernement malien pour signer un accord en janvier avec les groupes rebelles. Vraiment le Mali est recolonisé sous le parapluie des «démocrates sincères et patriotes convaincus». Jean Yves-Le-Drian est un franc maçon et il y’a beaucoup de franc maçons parmi nos «démocrates».

Ramenez votre frère à la raison parce qu’il est dans une folie acharnée contre notre peuple. Ce Monsieur, à la question posée à lui : «La situation de Kidal vous inquiète-t-elle?». Il répond : «C’est un abcès de fixation. Il faut le dédramatiser. Combien y’a-t-il à Kidal ? Trente mille sur 17 millions au Mali». C’est comme ça que cet imposteur avait eu à dire courant 2013 «qu’il ne saurait y avoir deux armées à Kidal». Nous sommes encore à ce niveau et il a toujours l’audace de minimiser Kidal au niveau de sa population. Même si Kidal n’est pas habité et que c’est une terre Nihilis, c’est le Mali et si l’administration malienne et ses forces armées et de sécurité décident d’y aller, elles doivent être présentes. La Corse est moins peuplée que le reste de la France et pourtant il y a une administration et des forces et de sécurité françaises là-bas. M. Jean Yves Le Drian n’a raconté que du mensonge sur l’intervention française au Mali et en Centrafrique.

Au Mali, les français sont venus faire la partition de ce pays par le canal de leurs supplétifs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et en Centrafrique, ils sont partis faire un génocide ethno musulman en désarmant la Séléka à majorité musulmane et livrer les musulmans à leurs ennemis animistes-chrétiens. C’est le genre Idi Amine Dada de l’Ouganda qui livrait ses ennemis en les jetant à ses crocodiles. M. François Hollande a chassé du pouvoir Yaya Michel Djetodja, musulman avec une manière peu civilisée, pour installer une chrétienne à sa place. C’est la France qui doit décider à la place des peuples africains et c’est ce qui un paradoxe à notre indépendance et notre souveraineté nationales. Nous sommes indépendants mais nous ne sommes pas égaux. C’est ce qui a coûté la vie au premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba. La France ne peut faire cette arrogance dans aucun pays du monde si ce n’est en Afrique noire. La citation de l’ancien ministre des Affaires Etrangères de M. Valéry Giscard d’Estaing, M. Louis de Guirango est toujours d’actualité : «L’Afrique est le seul continent où la France peut changer le cours de l’histoire avec cent hommes».

Monsieur le président avec son ministre de la justice et des droits de l’homme, saisissez-vous. Ne tombez pas dans les pièges des colonialistes français qui n’ont pas d’amis mais des intérêts. Alors, chaque jour qui passe, il y a des intérêts à défendre. Les exemples ne manquent pas. Ceux de l’empereur Bokassa, du président Mobutu, du capitaine Blaise Compaoré, du président ATT, du colonel Kadhafi, du président Diori Hamani que le Général De Gaulle a installé au pouvoir en septembre 1958 à la suite d’un pronunciamiento électoral («la mise en vacance de la légalité» selon le président Léopold Sedar Senghor) contre le président Djibo Bakary et où l’intérêt de la France à défendre est la même OCRS, sont là.

Si, il a été dit que Moussa Traoré avait dit que «les Maliens sont des moutons», ne continuez pas à les traiter comme tels. Il faut reconnaître que vous avez été moins courageux que le président Mohamed Abdel Aziz. Nous sommes là pour dire la vérité à notre candidat et à son gouvernement. Quand on aime quelqu’un, on lui dit la vérité. Il nous a été rapporté que généralement les chefs d’état ne voient la vérité qu’entre les quatre murs. Moussa Traoré a commencé à lire le Coran en prison et nous avons appris par la presse que le général Amadou Haya Sanogo est en train de lire le Coran.

Attention à une contingence du peuple malien, aux conséquences incalculables. Vous-avez vos calculs, Dieu a ses Plans. A suivre !

Yacouba Aliou

 

SOURCE: Inter De Bamako  du   29 déc 2014.
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