L’Homme de l’Année au Mali : C’est un Français !

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Le Président Français François Hollande, Homme de l’année 2013 au Mali ?

Nul ne peut répondre par la négative. Parce que l’histoire du Mali le retiendra à tout jamais comme celui qui, un certain 11 janvier 2013 aura évité au pays la honte, l’humiliation et le chaos.

A la faveur du coup d’Etat militaire du 22 mars 2012, les terroristes, islamistes, narcotrafiquants et autres bandits armés avaient envahi et occupé les régions de Tombouctou, Gao et Kidal.

Le mouvement armé MNLA procédera même à la proclamation de l’Indépendance de l’Azawad.

Pendant ce temps, les populations restées sur place dans les 6ème, 7ème et 8ème régions subissaient la charia dans toute sa cruauté. Des mains et des pieds sont coupés, des hommes et des femmes sont lapidés à mort, des mausolées et des bâtiments administratifs sont détruits par les terroristes et autres bandes armées.

« Inadmissible, inacceptable, insupportable », c’est en ces termes que le président Hollande avait qualifié (lors de la 67ème session des Nations Unies tenue le 26 septembre 2012) la situation au Nord-Mali, tout en insistant sur l’extrême urgence d’une Action des Africains à travers la CEDEAO et l’U.A pour mettre fin à l’occupation des régions nord du Mali.

Il a aussi décrit le rôle qu’entendait jouer la France (celui de facilitateur) en ajoutant le soutien sans faille qu’elle apportera à toute opération internationale dans le Nord-Mali.

La réunion qui s’est tenue en marge de l’assemblée générale sur la crise malienne avait vu aussi le président français hausser le ton. « La France demande au plus vite une nouvelle convocation du Conseil de Sécurité de l’ONU » avait-t-il martelé, avant d’ajouter : « quand un grand pays est occupé par des groupes terroristes (…) alors, nous sommes devant une menace qui concerne l’ensemble du monde ».

Ces propos fermes et clairs en faveur d’une intervention militaire dans le nord du Mali avaient quelque peu surpris l’opinion publique internationale. La présence de six otages français pouvant, en effet, engendrer une certaine ambigüité quant à la position de la France face à la situation.

Français Hollande avait aussi affirmé la volonté de son pays d’apporter tout le soutien et l’aide nécessaires aux forces africaines pour libérer le Mali.

L’attitude de Hollande avait ainsi eu le mérite d’être réaliste et courageuse car, comme il l’avait dit lui-même, « l’on ne peut lier la défense de l’intégrité territoriale d’un pays au sort d’otages ».

A noter que, avant même son élection à la tête de la magistrature suprême, François Hollande avait promis de mettre fin (définitivement) aux « dérives de la France-Afrique ».

La nouvelle relation qu’il veut mettre en place entre l’Afrique et la France est une relation d’égal à égal visant à responsabiliser les africains eux-mêmes en ce qui concerne la résolution de leurs crises. Une relation qui devrait se faire dans le respect de la souveraineté des pays africains.

Concernant la crise malienne, le président Hollande était donc resté fidèle à la nouvelle orientation qu’il veut donner aux relations franco-africaines. « Le soutien de la France se fera en appui aux forces ouest-africaines dans le cadre d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU » avait-t-il précisé.

Cet appui logistique annoncé par Hollande devrait consister à fournir des renseignements à l’armée malienne, à l’aider à développer ses capacités d’écoute et le transport de ses troupes armées, voire, leur apporter un appui aérien.

Des lors, la France de François Hollande, pour sa courageuse position face à la situation au Mali avait gagné toute sa crédibilité il y a naguère longtemps, perdue auprès des Maliens.

Mais le temps passait et chaque jour, la situation devenait pire dans les régions nord du Mali.

Redoutant une intervention militaire internationale, les terroristes, sûrs de leurs forces face à une armée malienne désorganisée, démotivée et divisée, décideront le 10 janvier 2013 d’envahir la petite ville de Konna et envisageaient même de progresser vers le reste du pays.

C’est alors que la France de Hollande volera au secours du Mali. En quelques jours, grâce à la force Serval, l’ensemble du territoire national est libéré.

Et, depuis, la France est restée au chevet du Mali.

En plus, sur initiative de son président, une conférence des donateurs est organisée, avec succès à Bruxelles. Mieux, le Mali relèvera le défi de l’organisation de l’élection présidentielle ainsi que de celles législatives.

Si aujourd’hui, nous en sommes là, c’est bien grâce à la France et à son président.

Avec Hollande, c’est donc une nouvelle et belle page qui s’écrit dans l’histoire des relations franco-maliennes.

François Hollande Homme de l’année 2013 au Mali ?

Sans aucun doute !

Boubacar Sankaré

SOURCE: Le 26 Mars

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