Les potins de «Le prétoire» / Scandale a l’assemblée nationale : Un document top secret se retrouve sur la place publique

C’est un vrai scandale que ce qui s’est passé à l’hémicycle la semaine dernière. Le rapport de la fameuse commission ad hoc devant étudier la mise en accusation du Président Amadou Toumani Touré dans les événements de 2012, comme par enchantement, s’est retrouvé sur la place publique, créant du coup un scandale au parlement.

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Une véritable suspicion, voilà ce qui règne aujourd’hui au sein de la commission ad hoc ayant statué sur le cas du Général 4 étoiles et ancien président de la République, suite à une saisine du procureur général près la Cour suprême pour essayer de situer sa responsabilité dans les événements survenus au nord du Mali qui ont été le point de départ de l’effondrement des institutions de la République et la crise socio politique sans précédent.

Ce rapport devait en principe être remis au Président de l’Assemblée Nationale qui devrait l’acheminer ensuite à qui de droit. Mais le rapport, juste après sa conclusion, a parachuté comme par magie sur les réseaux sociaux et dans certaines rédactions de la place. Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

A qui profite cette fuite d’information ? On le saura peut être très bientôt, car le Président Issaka Sidibé, a-t-on appris, était dans tous ses états lorsqu’il a vu dans la presse le contenu du rapport que lui seul devait avoir en sa possession, exceptés les membres de la fameuse commission. Il aurait décidé d’ouvrir une enquête pour savoir lequel d’entre eux a osé divulguer un rapport censé être top secret.

Plusieurs thèses sont avancées, à commencer par celle des membres de la commission eux-mêmes, qui n’ont pas manqué de signaler dans le rapport qu’ils n’étaient pas dans les conditions idoines de travail, car ils ne disposaient pas de siège leur permettant de pouvoir travailler dans la discrétion. Ils affirment avoir auditionné toutes les personnes concernées dans les locaux de l’hémicycle. Une manière pour eux peut-être de dégager leurs responsabilités.

Une autre thèse plus recevable est la présence de plusieurs personnes proches du Président ATT qui souhaiteraient voir ce rapport vide rendu public pour redorer le blason de leur ancien mentor. Dieu sait qu’ils sont nombreux au sein de l’hémicycle. Une chose est sûre, cette fuite de document top secret ne doit pas rester impunie. Vivement le rapport de l’enquête parlementaire.

FONCTION PUBLIQUE DES COLLECTIVITES : 76 enseignants en fin de formation demandent à être reclassé

En fin de formation depuis le 26 septembre 2013, 76 enseignants demandent sans succès à rentrer dans leurs droits. Par la voix d’Aly Fofana, membre du collectif, ils estiment être victimes de discrimination de la part des autorités.

Selon lui, c’est par l’arrêté n°2011-3282/ Matcl-SG du 11 août 2011 que lui et ses camarades ont bénéficié d’un congé de formation. Ces formations ont pris fin depuis 2013, et de cette date à nos jours, l’administration refuse de les reclasser conformément aux dispositions de la loi. Pendant ce temps, d’autres camarades à eux du secteur de la santé relevant des collectivités ont été reclassés. Aly Fofana estime qu’il y a deux poids deux mesures, mais surtout de la mauvaise foi.

Revenant sur leur parcours du combattant, ils ont longtemps été négligés par les responsables de la Direction Générale des collectivités, qui n’a accepté d’élaborer une note technique de leurs décisions de reclassement que sous la pression du Secrétariat général du gouvernement.

Aujourd’hui, le dossier est encore bloqué à ce niveau. Ils demandent au chef de l’Etat lui-même de s’impliquer pour un dénouement heureux de la situation. Ils estiment ne demander ni plus ni moins que d’être remis dans leurs droits, à savoir : rappel à l’activité, reclassement et rappel des salaires. Une chose est sûre, ils affirment ne pas s’arrêter tant que leur situation n’est pas régularisée.

CONGRESDEL’ADEMA/PASJ : Vers un report au mois de mai prochain

Prévu pour les 27 et 28 mars prochain, le congrès de l’Adema est en passe d’être reporté. Selon des sources proches de ce parti, on parle d’un éventuel report au mois de mai.

La date précise de la tenue de ce congrès n’ayant pas encore été décidée, certains responsables politiques de l’ancien parti majoritaire ont tenu cependant à souligner que la cause de ce report n’est pas liée au renouvellement des instances du parti (à savoir les comités, sous-sections et sections) qui s’est déroulé dans la quasi-totalité des sections.

Le problème du financement, selon les mêmes sources, a été plus ou moins réglé. En effet, il a été demandé à tous les cadres du parti de contribuer à la prise en charge des frais liés à l’organisation du congrès. Toute chose qui se fait sans accroc.

ADEMA/PASJ : Les raisons du report du congrès

Dans la Ruche, on explique que le report du congrès est lié à la situation politico-sécuritaire du pays. Le fait marquant est qu’aucune structure du parti n’a pu être renouvelée dans la région de Kidal et dans une grande partie des régions de Gao et de Tombouctou. Un congrès  tenu dans ces conditions exclurait forcément une bonne frange du parti. Ce qui serait de nature à fragiliser le parti dans les régions nord de notre pays, bastion naturel du parti depuis l’avènement de la démocratie.

L’autre raison citée est l’attente par tout le peuple malien du paraphe et de la signature de l’accord d’Alger. Mais officieusement, le report du congrès au mois de Mai 2015 serait essentiellement lié au contrôle de l’appareil politique de l’Adema. Selon nos sources, les tractations qui sont en cours pour trouver un candidat de consensus peinent à aboutir.

NAMPALA : Une dizaine de blessés suite à un affrontement

10 blessés, c’est le bilan d’un affrontement survenu le dimanche soir entre les populations de Nampala et de Mandiana à 85 km de Sikasso. Un site d’orpaillage serait à l’origine des violences, chaque partie estimant être propriétaire du lieu d’exploitation.

Des blessés ont été transportés au centre de santé de Nièna. Le calme est revenu après l’intervention des forces de sécurité. Comme quoi, les sites d’orpaillage sont devenus de véritables «Far West » pour nos populations, et il urge de trouver une solution rapide à ces conflits récurrents.

NIAFUNKE : Les bandits armés font parler encore d’eux 

 

Les six personnes qui avaient disparu lundi dernier en se rendant à Tonka ont été retrouvées, mais sans vie. Leurs corps ont été découverts jeudi par deux voyageurs. Les 6 victimes dont un couple ont été retrouvées ligotées et égorgées au pied de la colline de Tin Tara, près du village d’Echell dans la commune de Tonka.

Les bandits sont partis avec les trois motos sur lesquelles circulaient les victimes. Celles-ci : Mossa Ag Alassane Konta, Agaly Ag Alousseyni, Mohamed Ag Massaya, Mohamed Ag Ingari, Alhou Ag Baba et Sadou Ag Hamar Issa. Elles avaient quitté Niafunké lundi vers 15h 30 mn sur trois motos en direction du village de Taborak, dans la commune de Tonka, et étaient censées y revenir avec une nouvelle mariée le même jour.

Avec cette énième attaque contre les paisibles populations de cette localité, il urge pour nos autorités en charge de la sécurité et de la défense de revoir leur stratégie de sécurisation des zones libérées après l’intervention de l’Armée française dans notre pays en 2013.

Source: Le Prétoire

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