Les législatives selon la loi organique en vigueur : 7,6 millions d’électeurs, 22.145 bureaux de vote pour 12.465 centres

Les échéances législatives de mars-avril se tiendront sur la base de la loi n°02-010 portant loi organique. Le rappel a été fait, le vendredi 14 février, au détour d’une conférence de presse, au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Ladite loi fixe en effet le nombre des députés à 147 repartis entre les 49 cercles et les 6 communes du district de Bamako. La conférence était animée par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah et son homologue en charge de la communication porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré.

L’objectif de la conférence était de faire le point de l’état des préparatifs du scrutin du 29 mars, partager ses enjeux, ses défis et solliciter l’accompagnement des hommes de médias. C’était en présence des membres des cabinets des deux départements ministériels, du Président de la Ceni et de celui de la Direction générale des élections.

Selon le ministre Yaya Sangaré, la tenue des élections législatives est la réponse à la première résolution du Dialogue national inclusif portant sur la nécessité de les organiser dans les meilleurs délais.

Le Président de  de Direction générale des élections, Siaka Sangaré, en a profité quant à lui pour livrer le nombre d’électeurs, soit 7.603.464 répartis entre 22.145 bureaux de vote dans 12.465 centres. Pour ce qui est de la mise en œuvre du processus électoral notamment l’élaboration du fichier électoral, la confection et l’impression des cartes d’électeur, et la mise à la disposition au ministère de la Décentration des documents électoraux, il a rassuré que le processus est en bonne voie pour être bouclé à temps.

« Ces élections seront organisées sur la base des circonscriptions électorales actuelles, soit 49 cercles plus les six communes de Bamako », a mentionné le Secrétaire général du ministère l’Administration territoriale et de la Décentralisation, AdamaCissouma.

A l’attention de ceux qui voulaient une relecture de cette loi, il dira que le temps ne le permet plus. En effet, dit-il, le Dialogue national inclusif a fixé la rentrée de la 6 ème législature au plus tard le 2 mai alors qu’on ne peut toucher à une loi six mois avant le scrutin qu’en accord avec l’ensemble des acteurs impliqués. Allusion est ainsi faite aux directives sous-régionales en matière de démocratie.

S’agissant du cas des régions nouvellement créées, y compris ceux du nord, il a réaffirmé qu’elles ne sont pas concernées par le scrutin en évoquant au passage l’impossibilité de connaître le nombre de cercles et de communes de ces régions. Or, explique-t-il, c’est sur la base des communes que la liste électorale est établie. «Les régions de Ménaka et Taoudéni sont certes effectives, mais elles manquent de fichier électoral au niveau de leurs cercles. Comme les autres régions nouvelles, elles ne seront pas également concernées», a-t-il indiqué. Il d’ajouter qu’il n’y a pas de listes électorales établies au niveau des différentes communes desdits cercles du fait que les responsables électoraux notamment le collège transitoire de ces communes n’ont pu être mis en place. Toujours par rapport aux circonscriptions électorales, M. Cissouma explique que le manque d’organisation administrative  à l’intérieur des deux cercles créés dans les régions de Kidal et Gao fait qu’ils ne seront pas pris en compte.

Aux dires de M. Cissouma, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a organisé également une série de concertation avec l’ensemble de la classe politique, la Société civile, les partenaires techniques et financiers et les groupements signataires de l’accord de paix issu du processus d’Alger afin de leur expliquer les contraintes d’organisation de ces élections.

Les participants à la cérémonie ont signalé leur préoccupation concernant le choix des assesseurs dans les bureaux de vote, la gestion des procurations et l’audit du fichier électoral.

Le ministre Bah a rassuré en indiquant que des dispositions seront prises avant les élections pour traiter ces différentes questions. Concernant les assesseurs, il dira qu’une commission ad hoc sera mise en place pour trancher la question. « La particularité de ces élections est qu’opposition et majorité présidentielle sont souvent sur une même liste », a-t-il souligné.

S’agissant du financement de ces élections estimé à 16 milliards de FCFA, il dira que la somme est inscrite dans la Loi de finances. Et le ministre Bah de déclarer 2020 comme une année électorale pour le Mali.

Amidou KEITA

Source: Journal le Le Témoin- Mali

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