Les 100 jours du président IBK à Koulouba : Les Maliens globalement satisfaits même si la situation à Kidal continue de faire grincer les dents

Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a bouclé ses 100 jours à Koulouba, le samedi dernier. Cent jours de présidence pour celui à qui les Maliens  ont presque unanimement placé leur confiance, le 11 août 2013, pour prendre en main le destin de leur pays qui venait de loin, trop loin même.

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (c) AFP

En effet, mis à mal par un coup d’État à la fois inopportun et non objectif, un drôle de coup d’État donc, à l’image d’un État qui n’en était plus un, et qui eut pour conséquence de l’amputer de 2/3 de son territoire du fait d’une invasion terroriste, le Mali aura frôlé le chaos.

 

 

Heureusement, grâce à une action de solidarité internationale, sous l’égide de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Organisation des Nations Unies (Onu), et sous la conduite d’une transition éclairée pilotée par le sage Dioncounda Traoré, le chaos annoncé n’a plus lieu. Les terroristes sont vite réduits en rien par l’Opération Serval à la demande des autorités maliennes de la transition, lesquelles, grâce aux efforts combinés des partenaires et amis du Mali, parviennent aussi à un Accord préliminaire avec les rebelles du Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla) et associés, le 18 juin 2013.

 

 

Cet accord a permis la tenue des élections présidentielles et législatives sur l’ensemble du territoire national.

 

 

Les législatives bouclées hier par la tenue du second tour du scrutin, signent le retour définitif du Mali dans le concert des nations démocratiques, et comble de la coïncidence, 24 heurs après les 100 jours du Président IBK à Koulouba.

 

 

Cent jours d’une présidence faite de haut et de bas, d’espoir et de désespoir pour les Maliens, et quelques fois de frayeur, comme lors de la mutinerie du 30 septembre 2013.

 

 

La plus grande déception des Maliens tient du fait que Kidal n’est toujours pas malien, mais les mots du Président rassurent et prouvent que cette situation ne saurait perdurer encore. L’autre déception tient aussi du fait que le Général Amadou Haya Sanogo, mis en cause dans une affaire judiciaire, a longtemps nargué la justice. Suscitant dans l’esprit de nombre de compatriotes que c’est soit Sanogo le seul vrai capitaine du bateau Mali, soit qu’il bénéficie de la protection de celui qui leur a dit qu’il ne s’accommoderait pas d’un autre capitaine dans le bateau Mali, en l’occurrence le Président IBK.

 

 

L’un ou l’autre, le tout était aux antipodes des promesses du Président à son peuple, et de la stature d’homme d’État que ce dernier croit voir en lui. Il fallait donc reprendre les choses en main. Ce qui fut fait, et le général Sanogo tomba au nom de la justice, de l’indépendance de la justice, et de la lutte contre l’impunité.

 

 

Le Président IBK, par ce fait, venait de faire renaître de l’espoir chez ses compatriotes épris de paix et de justice, et engagés pour la renaissance et le changement au Mali. Deux autres faits marquants vont amener les Maliens à reprendre de la confiance en leur Président. Il s’agit de la tournée européenne qu’il vient de boucler et au cours de laquelle il a déclaré que le Mali ne saurait cautionner ce qui se passe à Kidal.

 

 

En effet, partout où il a passé, de Paris à Berlin, en passant par Bruxelles, c’est un « IBK Président des Maliens » qui aura assener ses vérités, soucieux du devenir du Mali et du bien-être des Maliens, jaloux de sa patrie et exigeant que celle-ci soit respectée, que son indépendance, sa souveraineté et son intégrité territoriale soient respectées.

 

Par cette  tournée européenne et des échos qui leur parvenaient, les Maliens ont eu de quoi être fier de leur Président et ont désormais la conviction que la situation à Kidal va changer dans les tout prochains jours. L’autre  fait marquant est l’arrestation et la mise sous mandats de dépôt de certains magistrats et auxiliaires de justice. Fait rare au Mali ! Pourvu que la cadence continue…

 

 

En attendant, c’est le Président IBK qui marque des points et qui passe avec brio à l’épreuve des 100 jours de son règne.

Assane Sy DOLO

 

SOURCE: Soir de Bamako
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