Le Sénégal veut extrader ATT

Selon la RFM, une radio sénégalaise, c’est sans état d’âme que le president Macky Sall a decidé de livrer Amadou Toumani Touré à la justice, s’il est poursuivi par le Mali.

 

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Cette radio révèle que Macky Sall aurait confié à ses proches qu’il ne va pas protéger ATT, qui s’était exilé à Dakar après le coup d’Etat qui mit prématurément fin à son mandat en 2012. Le Président sénégalais souhaiterait l’extrader ou le traduire devant les Chambres Africaines extraordinaires.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keita se trouve actuellement à Dakar pour une visite d’Etat de deux jours. Macky Sall et IBK pourraient trouver un accord qui fixera le sort d’ATT.

Le gouvernement du premier président malien post-crise avait demandé, fin décembre 2013, que des poursuites pour « haute trahison » soient engagées contre l’ex-président Amadou Toumani Touré (ATT)

Il est accusé d’avoir, pendant son régime, « facilité la pénétration et l’installation des forces étrangères sur le territoire national, notamment en ne leur opposant aucune résistance », « détruit ou détérioré volontairement un outil de défense nationale » et d’avoir participé à « une entreprise de démoralisation de l’armée », selon le communiqué officiel du gouvernement.

L’Assemblée Nationale, siège de la haute cour de justice, a été mise en place et depuis mars 2014, les 18 membres de cour ont prêté serment devant le président de l’Assemblée nationale. Tout était fin prêt pour juger ATT. La seule inconnue était de savoir si le principal concerné viendrait dans le pays.

Rappelons qu’Amadou Toumani Touré avait été renversé, après dix ans au pouvoir, par un coup d’État qui avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes armés.

Les djihadistes et leurs alliés rebelles ont occupé cette région pendant neuf mois avant d’en être, en partie, chassés par l’opération Serval, lancée par la France en janvier 2013. La MISMA, rebaptisée MINUSMA, est venue, par la suite, épaulée les forces armées françaises et maliennes dans leurs opérations.

Les putschistes avaient justifié le renversement d’ATT par l’incapacité d’un État corrompu à lutter contre la montée en force des mouvements armés rebelles et terroristes dans le nord du pays.

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