Le professeur Abdoulaye Niang : «La Mafia Corse est dans nos murs»

Dans le cadre d’échange et de capitalisation de leurs expériences, le professeur et chercheur, le Dr Abdoulaye Niang était l’invité de la 4ème édition de dialogue de génération à la Maison de la Presse le Weekend dernier.

Dr Abdoulaye Niang association JOKO NI MAAYA

Le  professeur à l’entame de ses propos a indiqué que nous devons faire de l’Afrique ce qu’elle doit être. Selon lui, le continent est concentré dans le bas du tableau du développement humain et il est nécessaire d’inverser la courbe. Pour ce faire, le professeur dira que seule la société civile peut servir de moteur.

 

Concernant l’insécurité actuelle dans le pays, selon lui, la situation demande d’inclure les ‘’donsos’’ (chasseurs), les chefs traditionnels etc. Il décrit les Maliens dans un désespoir total car la situation alimentaire est très gave et préoccupante.

 

Le conférencier  ne se sent pas coupable et estime ne pas être comptable de la situation que les anciens ont léguée à la génération actuelle. Lui qui déclare n’avoir jamais été attiré par l’appât du gain facile comme on le constate chez nos cadres actuellement. Pour le professeur, le pouvoir actuel n’a jamais prôné l’excellence car ce sont les médiocres qui sont aux postes pour gérer l’Etat. A son avis, dans tous les secteurs de l’économie malienne, il y a une corruption ambiante.

 

Et le professeur d’ajouter que «  la Mafia Corse est dans nos murs ». Il n’a pas occulté l’exploitation de nos ressources minières. Selon le professeur Niang, il y a dix mines à Kéniéba, mais la ville est sans eau, sans électricité. Ce qui traduit l’accaparement de nos ressources par les multinationales en complicité avec certains de nos cadres qui visent leurs intérêts personnels.

 

L’association « Joko ni Maya  » a fait plusieurs recommandations aux autorités qui n’ont jamais réagit. « Je serais toujours critique, je serais indépendant », a laissé entendre le professeur Niang. Il attiré l’attention sur le cas des binationaux, car pour lui, il faut prendre en compte  les préoccupations de ces  gens qui peuvent constituer demain un danger pour l’Etat.

Fakara Faïnké.

Source : Le Républicain
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