Le président IBK dépassé par les dossiers brûlants : Vivement une transition pour gérer les urgences

Crise du nord, front social en ébullition, opposition active, Ebola à notre porte, l’addition semble se corser pour  IBK. Alors pour une sortie rapide de crise,  un gouvernement d’union Nationale, qui tracerait les contours d’une transition avec à la clé l’organisation des élections en 2018 sous la supervision du président IBK serait l’idéal.

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Conseiller technique à la présidence de la république, Ambassadeur du Mali en côte d’ivoire, Ministre des Affaires étrangères, Premier Ministre, président de l’Assemblée Nationale et Président de la République. La liste est loin d’être exhaustive. Le président de la république, Ibrahima Boubacar Keita, doit avoir le sentiment du devoir accompli. Après un tel parcours plein de gloire et de privilège  que reste-il pour un mortel et pour un croyant ? C’est de préparer sa sortie avec honneur et dignité comme l’a si bien  fait Nelson Mandela en Afrique du Sud pour qu’après sa mort son peuple se rappellera toujours de lui.

Ibrahim Boubacar Keita, élu avec un peu  plus de 77% des voix, a aujourd’hui l’occasion de rentrer dans l’histoire après un début de mandat tumultueux pour ne pas dire Chaotique. La crise du nord est loin d’être terminée et sa solution est loin d’être diplomatique surtout après la rupture du dialogue entre l’Etat Malien et les groupes armés à Alger, le sud est en proie à l’insécurité, à la cherté de la vie, au manque d’emplois pour les jeunes.

La corruption devient endémique, annihilant tous les efforts de développement. La tension sociale est palpable : l’école et la santé sont les parents pauvres du dispositif. La découverte et la probable propension de la maladie à virus Ebola s’ajoute à la longue liste des inquiétudes du peuple qui ne sait plus à quel saint se vouer. Pour ne rien arranger, l’opposition ne laisse passer aucune occasion pour solder son compte avec le régime qu’elle trouve du reste incapable de résoudre les multiples problèmes auxquels le Mali est confronté.

Face à l’énormité et à la délicatesse des  défis à relever, le président de la république doit enfin descendre sur terre pour prendre à bras le Corps et arrêter ce que d’aucuns ont appelé la descente aux enfers du Pays.

La solution passerait par la mise en place d’un gouvernement d’union Nationale comprenant toutes les sensibilités sociopolitiques afin d’avoir un large consensus autour des grandes questions de la Nation  telles que la crise du Nord, la lutte contre la corruption et contre l’Ebola et la relance de l’économie. Les petits Samaké trouveront certainement à redire et crieront à un partage de gâteau ; loin de là quand on sait que le Mali post crise est une poudrière qui peut s’exploser à tout moment (que Dieu nous en garde) compte tenu de l’énormité des problèmes à résoudre, nul ne crierait à un partage de gâteau en mesurant le danger qui guète notre Maliba.

Dans ce gouvernement d’union Nationale, bien sur autour d’un premier ministre issu  du parti qui a le plus grand nombre de députés, le président de la république jouera le rôle d’arbitre pour coordonner et  réguler le jeu. Ce gouvernement aura pour missions : de mener les grandes reformes pouvant aboutir à une quatrième république.  Il devra aussi s’atteler à résoudre la problématique de la question du Nord à travers des assises nationales pour un large consensus autour de la voie à suivre. Ce gouvernement jettera les bases de la relance de l’économie et celle de la démocratie et de l’état de droit.

A la fin du mandat, ce qui équivaudrait à la fin de la transition, IBK, comme Nelson Mandela organisera des élections  libres  et transparentes auxquelles il ne prendra pas part, pour doter enfin le pays d’institutions fortes.

En faisant cela il écrirait l’une des pages les plus  glorieuses de l’histoire du Mali et à sa mort son corps sera enterré au panthéon des hommes célèbres.

                                                                                                          Youssouf Sissoko  

SOURCE: [email protected]  du   1 déc 2014.
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