Le président du Togo note un relatif manque de coordination pour une action efficace au Mali

Le président togolais Faure Gnassingbé a relevé « un relatif manque de coordination pour une meilleure efficacité » de l’action internationale au Mali, malgré une importante présence internationale dans ce pays, dans son discours d’ouverture de la deuxième réunion du Groupe de soutien à la transition au Mali (GST-Mali), lundi à Lomé.

 

M. Gnassingbé a souligné qu’en cela, le GST-Mali « représente une aubaine pour rentabiliser l’action internationale en faveur de ce pays, dans un élan d’inclusion et de pragmatisme ».

« Le Groupe continuera d’être au centre de la coordination internationale sur la situation au Mali, afin d’éviter la duplication inutile des efforts et le gaspillage de ressources rares, surtout dans le contexte sanitaire actuel, en appui aux efforts conduits par les autorités maliennes », a-t-il ajouté.

La réunion s’est ouverte en présence du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), du représentant du secrétaire général des Nations Unies (ONU), du représentant de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Togo, des ministres des Affaires étrangères du Ghana, de l’Algérie et du Mali, des membres du gouvernement togolais et du corps diplomatique accrédité au Togo.

Mis en place par l’UA lors de la 954e réunion du Conseil de paix et de sécurité, tenue le 9 octobre 2020 sur la situation au Mali, le GST-Mali est co-présidé par l’UA, l’ONU et la CEDEAO.

Parmi ses missions, le GST-Mali doit coordonner et harmoniser les efforts des partenaires internationaux pour soutenir le gouvernement de transition et le peuple malien. Cela, en tenant compte des priorités et des réformes contenues dans la charte de la transition, laquelle définit huit missions parmi lesquelles le rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national et le redressement de l’Etat, ainsi que la création des conditions de base pour la refondation de ce dernier.

« Notre soutien au pays frère du Mali dans le cadre de ce groupe se veut donc davantage performant et ciblé pour créer un impact positif et durable sur les défis les plus pressants évoqués plus haut », a dit le président togolais.

Réitérant que la réunion de Lomé est consacrée à la recherche des « voies idoines pour une issue heureuse de la transition politique au Mali », Faure Gnassingbé a émis le souhait qu’elle permette de franchir un « cap décisif dans le processus de retour à la normalité au Mali ».

Source: Agence de presse Xinhua
Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.