Le président du groupe parlementaire APM, ME Zoumana N’Tji Doumbia : « Le MNLA et ses alliés font de la surenchère et cela est très révoltant »

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Dans un entretien exclusif qu’il nous a accordé hier dans son bureau de l’Hémicycle, le président du groupe parlementaire Alliance pour le Mali (APM), l’honorable Me Zoumana N’Tji Doumbia a condamné violemment l’attitude belliqueus du MNLA et ses alliés jihadistes, qui font comme si Kidal n’est pas sur le territoire malien. Il a également salué la récente rencontre entre le président de la République et la classe politique avant de souhaiter que ce cadre d’échanges soit pérennisé.

 

Apropos des derniers événements survenus à Kidal, ce député élu à Bougouni sous les couleurs de la CDS de Mamadou Blaise Sangaré réaffirme avec force que la cité de l’Adrar des Ifoghas se situe et demeure sur le territoire malien. « Il est très révoltant de constater que les groupes armés se comportent comme si la ville de Kidal n’est pas sur le territoire malien. Or, tout le monde est d’accord et tous les accords réaffirment que Kidal fait partie intégrante du Mali, un et indivisible. Donc, je voudrais le réaffirmer avec toute la solennité requise : la souveraineté du Mali doit s’exercer dans toute sa plénitude sur tout son territoire, y compris Kidal « , a-t-il souligné.

 

Me Zoumana N’Tji Doumbia d’ajouter qu’il a été intrigué d’écouter récemment sur une radio internationale un représentant du MNLA disant que la MINUSMA et la force Serval les ont démarchés (MNLA et alliés) pour qu’ils puissent recevoir le Premier ministre à Kidal. « Cela m’a écœuré et je dois dire que cela veut dire que la MINUSMA et Serval mettent l’Etat malien et ces groupes armés sur le même pied d’égalité et cela est très grave », a-t-il dénoncé.

 

Concernant les récentes récriminations du MNLA revendiquant la démission du Premier ministre, le président du groupe APM à l’Assemblée nationale a déclaré que les groupes armés et leurs alliés terroristes ont pris un coup sur la tête. « C’est de la surenchère et c’est très révoltant d’entendre ces élucubrations. Le peuple malien a à plus de 77 % choisi le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Et selon la Constitution, c’est le chef de l’Etat qui nomme le Premier ministre. Le MNLA ne peut pas dicter la conduite que le président de la République doit tenir quant au choix de son Premier ministre. Par ces prises de positions, les groupes armés se mettent en marge de la légalité nationale et internationale. Ils se discréditent aux yeux de tous. Car, l’Etat malien existe et est reconnu pleinement et ce n’est pas au MNLA de demander qui doit ou ne doit pas diriger le gouvernement malien. C’est simplement ridicule », a-t-il lancé.

 

A la question de savoir quelles sont ses impressions par rapport à la récente rencontre entre le président IBK et la classe politique, notre interlocuteur a salué ce cadre d’échanges en rappelant que cela a toujours été le souhait des alliés du pouvoir et d’autres formations politiques. « Dans une démocratie, il y a une opposition et une majorité. Mais quand les fondements même de l’Etat sont touchés, ce n’est plus une question de majorité ou d’opposition. Le chef de l’Etat doit appeler les acteurs politiques à des discussions franches pour se donner des idées afin de venir à bout des adversités. Nous voudrons que ces rencontres soient pérennes et connaissent la régularité dans le temps « , a-t-il affirmé.

 

Quid des rapports de collaboration entre le RPM et les partis alliés ? Me Doumbia estime que ces rapports sont les plus cordiaux et empreints de la plus grande franchise, contrairement aux difficultés dont font état certains observateurs. Notre interlocuteur de se féliciter des concertations régulières et sincères entre le RPM et les partis alliés tant à l’Hémicycle qu’en dehors de cette institution où des rencontres hebdomadaires d’échanges se tiennent autour des grands sujets de la nation.

 

Et Me Zoumana N’Tji Doumbia d’appeler les Maliens à la patience par rapport à la crise que traverse le pays en les exhortant à soutenir le président de la République et à se mobiliser derrière l’armée. «  La question de Kidal va se régler à travers le dialogue, mais pas dans la précipitation « . A ses électeurs de Bougouni, le député témoigne sa reconnaissance. Il assure de sa détermination à œuvrer pour le bien-être des populations du Mali en général.

Bruno D SEGBEDJI

 

SOURCE: L’Indépendant

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