Le ministre Diop à la clôture de la semaine de l’intégration: « l’integration pour le Mali est un choix du cœur et de la raison »

C’est par une conférence de presse, hier lundi, sur les hauteurs de Koulouba, que la semaine de l’intégration africaine dans notre pays pris fin. Exercice au cours duquel, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye DIOP, est revenu sur la justesse de cette célébration, les enjeux et les défis pour nos États à réussir cette intégration avant de mettre en lumière l’engagement panafricain de notre pays qui n’a jamais fait défaut depuis le temps des pères fondateurs.

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Notre pays a vibré du 25 au 30 mai au rythme de l’intégration africaine, à travers la semaine dédiée à la promotion et à l’idéale de la vision des pères fondateurs. Une semaine durant laquelle les communautés africaines installées dans notre pays en compagnie de leurs frères et sœurs maliens ont scandé l’unité africaine. Ce, à travers diverses manifestations au cours desquelles les associations des jeunes et des femmes ont manifesté leur adhésion aux objectifs de l’intégration africaine.
Le ton ayant été donné par le mercredi 25 mai par la montée des couleurs de l’Afrique à la Tour de l’Afrique sous la haute présidence du Premier ministre, Modibo KEITA.
L’instant solennel sur une place de l’Afrique pavoisée aux couleurs nationales des pays de l’Union africaine et des étendards de la Cedeao, de l’Uemoa et de l’Union africaine, il traduisait la reconnaissance des autorités du pays aux pères fondateurs de l’unité africaine.
Il était aussi un message d’espoir d’une Afrique combative et démocratique qui a de plus en plus conscience de son rôle et de sa place dans un monde en pleine mutation.
Ce cérémonial officiel au relent très symbolique a été suivi le même jour par des conférences-débats au centre international de conférence de Bamako sur les thèmes : « l’Autonomisation des femmes » et « l’Accord de paix au Mali, un défi pour les femmes sahéliennes dans le cadre de l’intégration sous régionale », ainsi que des séances de dégustation des mets africains et un match gala de football. La boucle des activités officielles a été bouclée hier au ministère des Affaires étrangères étrangères, de l’intégration africaine et de la Coopération internationale.
Deux temps forts ont marqué cette journée qui se voulait un moment de vulgarisation des idéaux de l’intégration sous régionale : la levée du drapeau de la CEDEAO suivi par une conférence de presse animée par le maître des lieux : le ministre Abdoulaye DIOP et son invité de marque, Cheaka Aboudou Touré, représentant spécial de la Cedeao au Mali.
Dans ses propos introductifs, le ministre DIOP a indiqué que la semaine de l’intégration constituait le rendez-vous communautaire à travers lequel le Mali entend perpétuer une tradition déjà bien ancrée dans l’agenda institutionnel : faire la promotion de la dynamique intégrative et vanter ses mérites en tant que socle véritable du développement harmonieux et partagé des nations africaines.
Il s’agit pour le pays, d’un rendez-vous de partage d’expériences, de sensibilisation et d’harmonisation de nos différentes politiques et visions en faveur de l’intégration régionale qui s’inscrit intégralement dans la mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Union africaine.
L’ambition étant de rassembler toutes les communautés africaines présentes au Mali autour de l’idéal d’intégration régionale et sous régionale afin de l’intégrer un peu plus encore dans nos pensées, nos habitudes et dans nos diverses politiques de développement.
Pour ce faire, elle laisse libre court à la réflexion, à l’analyse, au bilan, à la ferme résolution et à la décision ; elle laisse également la voie libre à l’expression et au brassage culturels et prône l’amitié et la fraternité entre les peuples, tout en faisant abstraction des pesanteurs sociologiques et politiques qui « semblent nous séparer ».
Par cette conférence de presse qui clos ainsi que les activités de la semaine, le chef de la diplomatie malienne a saisi l’occasion pour faire l’état du processus d’intégration sous régionale et au niveau continental, les avancées enregistrées, mais surtout les difficultés et comment nos États peuvent réellement avancer vers une intégration qui soit celle qui se fait au bénéfice et avec les populations et comment prendre en compte les préoccupations des femmes et des jeunes pour la réalisation de cet idéal. Aussi, a-t-il mis en exergue la façon avec laquelle cette intégration peut être un facteur de paix et de stabilité de nos pays.
En parlant des réalisations importantes qui ont été faites au cours de ces 40 dernières années, le ministre DIOP s’est félicité du fait que la CEDEAO soit aujourd’hui, au plan continental, l’espace le plus avancé en matière de libre circulation des personnes et de leurs biens. Il a pris l’exemple de la carte biométrique qui est entrée en vigueur en janvier 2016, laquelle permet aujourd’hui de circuler dans tous les Etats sans entrave aucune.
Aussi, le schéma du libre échange des produits est une réalité, a ajouté le conférencier. Ce, d’autant plus que tous les produits qui sont fabriqués à l’intérieur de cet espace ne sont pas soumis à des droits de douane à travers l’adoption du Tarif extérieur commun. Sans compter aussi des programmes de développement communautaire qui visent à travailler au niveau sectoriel pour faire en sorte que le développement économique se fasse entre les pays.
Autre avancée importante : la concertation entre les États. L’organisation elle-même a beaucoup évolué et a fait l’objet de beaucoup de réformes institutionnelles qui la place aujourd’hui comme l’une des organisations modèles sur le continent.
En tous cas, selon le ministre le DIOP, le choix de l’intégration pour le Mali est un choix du cœur et de la raison. Pour lui, une Afrique intégrée avec une réelle communauté économique, juridique et sociétale est synonyme d’une Afrique plus responsable, qui prend en mains les rênes de sa destinée et de son développement.
« Il s’agit, à n’en point douter, d’un des plus grands atouts de développement que nous puissions laisser aux générations à venir. Si nous arrivons à relever efficacement le défi de l’intégration, nous aurons certainement gagné le pari du développement et de l’épanouissement du continent », a-t-il conclu.

Par Mohamed D. DIAWARA

 

Source: info-matin

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