La CMAS vit de sa belle mort

A en croire les analystes politiques, la CMA, le mouvement de l’imam Mahmoud Dicko, ne survivra pas aux démissions en cascades qu’il a subi la semaine dernière.
En mois de 24 heures, trois de ses membres, jugés comme les plus influents, ont claqué la porte de la CMAS. Il s’agit, notamment, de Mahamadou N’Dounga Maïga, chargé de communication ; Oumar Baber Dicko, chargé des questions religieuses et l’imam Oumarou Diarra, celui qui dirigeait les prières du mouvement de contestation à la Place de l’indépendance.


Considérés, à tort ou à raison, comme les piliers de la CMAS, ils disent ne plus reconnaître la nouvelle voie de leur mouvement, laissé, désormais, au bon vouloir de son coordinateur général.

« J’ai démissionné parce que mes principes ne vont plus avec l’évolution actuelle de la CMAS », indique Mahamadou N’Dounga Maïga.
Quant à l’imam Oumarou Diarra, il s’est dit, à maintes fois, confronté à cette décision « douloureuse ». Mais cette fois, dit-il, il s’est vu obligé de franchir le rubicon.
« J’ai, pleinement, conscience du fait que cette décision est de nature à peiner beaucoup de membres et sympathisants de la CMAS », a-t-il conclu.
A l’allure où vont les choses, la CMAS risque de se transformer, les jours à venir, en une coquille vide. Plusieurs autres démissions sont annoncées. Et pas des moindres.

O.B /Canarddechaine.com

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