Karim Keïta : Et pourtant, il s’impose !

Mal élu ? Peut-être bien ! Parce qu’étant le fils de son père ? Certes ! Il ne demeure pas moins cependant que le jeune homme est en passe de s’affirmer, voire de s’affranchir du paternel et créer son propre univers distinct de celui du Vieux.

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Il ne s’agit, évidemment, de l’aimer ou pas ; mais de constater les faits et d’en tirer leçons. N’eut-été certainement la maladie du père l’ayant brusquement poussé au-devant de la scène, le fils Kathio s’avérait, ces derniers temps plus médiatisés et par conséquent plus visible que lui.
«Si Mahomet ne va à la montagne, la montagne ira à Mahomet». Le jeunot a certainement fait de cette légende proverbiale sa doctrine, en tout cas, à propos des medias, qu’ils soient nationaux ou internationaux. C’est désormais  Karim par-ci, Karim par-là ! Et ça marche ! «Le Petit» a certainement compris qu’en politique, l’on gagne mieux à faire parler de soi, être vu, entendu et finalement compris et accepté. Alors, il n’hésite pas à aller vers ces structures. Sa dernière sortie en date est sa mission dans certaines garnisons du nord du pays, visite très amplifiée.
Dans sa commune (la 2), il a créé un siège permanent où il rencontre périodiquement ses électeurs…, pas seulement les électeurs, les habitants de la commune… Un vrai centre d’écoute et théâtre de petits arrangements. Il procède régulièrement à des remises de présents, à des parrainages… Le tout sous l’œil vigilent des caméras de l’ORTM, des radios et de la presse privée.
Sur le plan purement politique, il a profité de la brèche ouverte à la suite du conflit ouvert entre deux tendances pour mettre tout le monde d’accord à son sujet. Les membres des deux clans en bataille rangée, participent tous sans gêne à ses activités. Comme pour dire qu’il est parvenu à faire l’unanimité politique autour de lui dans la section II du parti.
Cette politique de proximité semble bien lui réussir. Le bonhomme est de plus en plus accepté, non à cause du paternel, mais de l’image d’homme politique qu’il est lui-même en train de façonner. Ce n’est pas le cas des autres parlementaires, voire même des structures d’Etat qui pêchent justement par leur déficit de communication, de clairvoyance et d’anticipation. Sur ce registre, il reste sans nul doute le champion et est même à mesure d’enseigner Papa.
Au regard de l’efficacité de sa méthodologie (selon toute évidence, profondément murie) et des résultats obtenus, l’on est en droit de penser que le «Gamin» ne semble vouloir s’arrêter là. Mais jusqu’où ira-t-il ?

B.S. Diarra

 Source: La Sentinelle

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